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Madonna pourrait crier au plagiat!

D’ordinaire, l’expression «la bombe de la semaine» est employée à MusiquePlus pour désigner le clip qui a le plus de chances de devenir un mégasuccès. Mais dans le cas de Christina Aguilera, il pourrait aussi bien être question de bombe sexuelle. Difficile à croire, mais avec Not Myself Tonight, on découvre une Christina encore plus sexy que jamais, se déhanchant sur des ryth­mes technoïdes annonçant la Christina 3.0.

Si on était poli, on dirait qu’il s’agit d’un hommage à la vidéographie de Madonna. Mais si on veut être honnête, on parlera carrément de plagiat. Toutes les scènes destinées à épater le bourgeois ont été faites il y a des années par la Madone, et Christina se contente de les reproduire de façon scrupuleuse.

Sadomasochisme et fétichisme bon chic bon genre? Présent. Mais retapez-vous Human Nature (qui date de 1995) et vous verrez qu’il n’y a là rien de bien neuf. Christina veut choquer avec un étalage de sexualité débridée, incluant une simulation de sexe oral sur une femme? Madonna avait fait mieux avec Erotica et Justify my Love. Quant au parfum de blasphème qui devrait émaner de la superposition de scènes érotiques et d’un décor religieux, il ne suscitera jamais autant de controverse que ne l’avait fait le célèbre Like a Prayer, paru en 1989.

Ajoutez quelques scènes ultra-léchées qui semblent tout droit sorties de Vogue et de Express Yourself, et vous commencez à avoir une idée de l’ampleur de la dette de Miss Aguilera envers son illustre modèle.Bien qu’elle ait annoncé son retrait du monde de la musique, Madonna semble plus présente que jamais sur nos ondes.

lcd soundystem / Drunk Girls

Humour animal
chronique. James Murphy serait-il masochiste? C’est la question qu’on est en droit de se poser après avoir vu le plus récent clip de son groupe LCD Soundsystem. Drunk Girls, le premier extrait de son prochain album, This is Happening, ressemble à s’y méprendre à White Light White Heat de Velvet Underground. Et le clip qui l’accompagne aurait aussi bien pu être tourné à la Factory, alors qu’Andy Warhol s’occupait du groupe de Lou Reed; du moins si le pape du pop-art avait démontré un intérêt pour les pandas, créatures malfaisantes qui prennent ici le contrôle de l’aventure.

Alors qu’il tente tant bien que mal d’entonner sa chanson, James Murphy est assailli par une armée de mascottes animales qui le maltraitent du début à la fin du clip. Véritables vandales sans foi ni loi, les pandas détruisent tout sur leur passage, frappant allègrement le chanteur et ses musiciens, qui sont ligotés, déshabillés et couverts de maquillage et de champagne. De l’humour bête (lire animal) et méchant à souhait, qui fait sourire tout au long du vidéoclip, mais qui laisse une drôle d’impression de malaise. 

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