Culture

Sticky Fingers: quand le rock et le reggae vont de pair

Sticky Fingers: quand le rock et le reggae vont de pair
Photo: Collaboration spéciale, Sam BrumbyLe groupe Sticky Fingers performera samedi et dimanche soir au Théâtre Corona.

Connaissez-vous Sticky Fingers? Ce groupe australien aux sonorités de «old school rock and roll» –  mixées avec une bonne dose de reggae –  s’amène à Montréal les 23 et 24 mars prochains avec pour intention de faire bouger le public au Théâtre Corona, qui fera salle comble pour l’occasion. Entrevue avec un quintette aux influences multiples, mais à l’histoire unique.

«On est tous très différents, avec des goûts et des opinions aux antipodes, mais ce mélange-là créé un melting pot incroyable qui, selon moi, est ce qui fait qu’on est capables de produire un son aussi spécial et unique», explique en entrevue à Métro le bassiste et chanteur du groupe, Paddy Cornwall.

C’est à Montréal, en fin de semaine, que le band terminera sa tournée nord-américaine qui, depuis le début du mois de mars, l’a mené à New York, Boston, Washington, Chicago et Toronto notamment. «Pour une raison qu’on ignore encore, on a une grosse communauté de fans dans votre ville», lâche le musicien, disant être content de terminer l’aventure «parmi les siens».

Les influences du groupe sont variées. Entre Gorillas, The Clash et King Tide, les années 90 ont profondément marqué Sticky Fingers, répondent ses membres à l’unisson. L’autre chanteur du groupe, Dylan Frost, qui est Maori, ajoute aussi «un sens du rythme et une authenticité bien tangible» lors des performances de la formation sur scène, ajoutent-ils.

Pourquoi le nom Sticky Fingers, d’ailleurs? «C’est un terme qui décrit ce sentiment de s’être fait dérober, de s’être fait tromper, raconte Paddy Cornwall. Notre musique, c’est ça: on a pris des idées, on les a melangées, reconstruites et transformées jusqu’à perdre le point de départ. Et vous allez aimer le résultat.»

Samedi et dimanche, le groupe promet «un show différent des autres, entre nouvelles chansons et vieux classiques» des quatre albums à son actif. «Promis, vous allez vous retrouver coincés dans notre sticky universe», laisse tomber le bassiste sur le ton de l’humour.

Une pause pour mieux recommencer
Malgré des succès retentissants partout où il passe, Sticky Fingers revient de loin. En décembre 2016, son chanteur Dylan Frost révélait sur les réseaux sociaux qu’il luttait contre une addiction aux drogues et à l’alcool, en plus d’être aux prises avec des problèmes de santé mentale.

«On était tous en train de tomber en morceaux, physiquement, mentalement. On avait besoin d’une pause. On buvait trop, on prenait trop de drogue, on ne dormait pas assez et, surtout, on ne s’occupait pas l’un de l’autre ni de nous même. Même nos proches nous disaient de freiner cette démence.» -Paddy Cornwall

Après une pause d’abord «indéterminée», Sticky Fingers a finalement repris ses activités au tournant de l’été 2018. «Notre band en est ressorti plus fort que jamais, ajoute le bassiste. On a changé la façon dont on opère. On ne boit plus sur scène, ni avant un spectacle. On se produit sobre. Et ça paraît. Le rendu est beaucoup digne de ce qu’on est au fond.»

D’après lui, cette longue période d’inactivité s’est finalement révélée être «une réflexion pertinente sur l’avenir du groupe». «Ça nous a donné l’occasion de nous regarder dans le miroir, de changer certains comportements et d’amener le band au niveau supérieur», tranche-t-il.

La force de Montréal?

Aux yeux des membres du groupe, la ville de Montréal est surtout unique de par son cachet culturel. «On est toujours épatés de voir à quel point c’est diversifié. L’ambiance est très nord-américaine, mais d’un coup, dans le Vieux-Montréal, on a l’impression d’être en Europe. Cette alternance-là est remarquable, tout ça dans un climat agréable, sans jugement», observe l’artiste.

…Et sa faiblesse?
«C’est cliché je sais, mais je dirais la météo. Il fait si froid chez vous», lance Paddy Cornwall. «Un truc qu’on pense qui est overrated chez vous, c’est la poutine, ajoute-t-il en rigolant. «La prochaine fois que vous serez à Sydney, demandez à manger un snack pack. C’est notre version de la poutine, et c’est bien supérieur», ironise l’Australien d’origine, en fin d’entretien.

Pour connaître toutes les dates de spectacles de Sticky Fingers, c’est ici.

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  • Rory Lewis

    « He Slices »