Culture

Les bogues de la vie: un peu de sang neuf

Les bogues de la vie: un peu de sang neuf

Le 27 mars, dans la portion Extra d’ICI Tou.tv, une nouvelle série de dix épisodes sera dévoilée et je dois avouer avoir été un brin charmé par la proposition, même si elle est imparfaite.

Les bogues de la vie nous présente la rencontre improbable entre un créateur de jeux vidéo (Charles-Alexandre Dubé) et une avocate (Charlotte Aubin). D’entrée de jeu, c’est casse-cou de plonger dans l’univers très spécifique des jeux vidéo, mais la série le fait sans tomber bêtement dans les clichés. Sans devenir un discours destiné uniquement aux initiés, disons qu’il n’y a pas trop de heurts à ce niveau. Déjà là, c’est une belle victoire en fiction quand on regarde les tentatives précédentes comme la décevante série Le jeu de TVA cet automne.

Les bogues de la vie
Les bogues de la vie

Ensuite, Les bogues de la vie met de l’avant de nouveaux créateurs, des comédiens qu’on voit peu à l’écran et une approche résolument nouvelle. Ça fait du bien. On parle d’une première série pour le couple formé par Michel Brouillette et Stéphanie Perreault à l’écriture et de rôles-titres habilement menés par Dubé et Aubin. Ils sont aussi appuyés par du soutien senti de la part de Marie-Soleil Dion, Jean-Carl Chagnon et Anthony Kavanagh pour ne nommer que ceux-là. On tombe vite dans la formule classique de la comédie romantique au niveau du récit et des intrigues, mais honnêtement, ce n’est pas vraiment un irritant. C’est correct d’avoir des histoires convenues à l’écran quand on sent qu’il y a une démarche intéressante derrière.

C’est le cas ici, même si on ne réinvente rien, Les bogues de la vie n’a rien de marquant ou de fabuleux, ni même un élément pour le vendre à son auditoire qui est absolument incontournable. Mais, tout est solide tant dans le jeu que la production et la série se visionne très bien.

Sans connotation péjorative, c’est une «petite série de semaine» qui remplit adéquatement son mandat et ça fait du bien.

J’aurais cependant repensé l’habillage visuel et sonore, qui agace à l’occasion, mais on ne parle pas ici d’irritants majeurs. Plutôt des petites fausses notes sans incidence sur l’ensemble de la chanson.

Il n’y a pas de diffusion prévue pour le moment à la télé, alors il faudra se tourner vers le penchant numérique payant. Je me vois mal vous recommander de payer un abonnement seulement pour cette série, mais si vous êtes déjà membre, vous allez certainement passer un bon moment en visionnant les dix épisodes.

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