Culture

Un prix «coup de coeur» pour la Québécoise Monia Chokri à Cannes

Un prix «coup de coeur» pour la Québécoise Monia Chokri à Cannes
Photo: Andreas Rentz/Getty ImagesMonia Chokri à la première de «La Femme de mon frère» au 72e Festival de Cannes

Le coup de coeur du jury à Cannes a été attribué ex-aequo à «La femme de mon frère» de la Québécoise Monia Chokri, actrice vue chez Xavier Dolan, et «The Climb» de l’Américain Michael Covino. Le Français Bruno Dumont a bénéficié d’une mention spéciale du jury pour son film «Jeanne».

En salles dès le 7 juin dans la province, «La femme de mon frère» met notamment en vedette Évelyne Brochu, Patrick Hivon et Anne-Élisabeth Bossé.

Rappelons que les prix Un Certain Regard devancent de 24 heures l’annonce de la Palme d’Or qui sera remise samedi soir. Cette année, 18 films étaient proposés dans cette section, dont 9 premiers films.

Le jury était présidé par la réalisatrice et actrice libanaise Nadia Labaki qui en 2018 avait raflé le prix du Jury à Cannes pour «Capharnaüm».

Chiara Mastroianni a remporté le prix d’interprétation dans la section Un Certain Regard à Cannes, lors d’une cérémonie qui a couronné le Brésilien Karim Aïnouz de la plus haute distinction pour «La Vie invisible de Euridice Gusmao».

«J’ai jamais gagné de prix, alors merci. Je partage ce prix avec les autres acteurs: Vincent Lacoste, Camille Cottin et Benjamin Biolay. Si je n’avais eu ces partenaires, je ne serais pas ici», a déclaré d’une voix tremblante l’actrice de «Chambre 212» de Christophe Honoré. «Je voudrais offrir ce prix à Christophe Honoré», a ajouté l’actrice. Dans ce film elle incarne Maria, une épouse infidèle qui après vingt ans de mariage, quitte le domicile conjugal à l’issue d’une dispute avec son mari (Benjamin Biolay, son ex-mari à la ville) pour passer la nuit à l’hôtel. Alors qu’elle tente de faire le point, plusieurs personnes de sa vie passée entrent en scène.

Le prix Un certain regard, plus haute récompense de cette section parallèle, a été attribué au Brésilien Karim Aïnouz pour «La Vie invisible de Euridice Gusmao». «Je dédie ce film à toutes les femmes du monde et à mes actrices», a-t-il déclaré en recevant sa récompense.

«La vie invisible de Euridice Gusmao» est une évocation du machisme à travers le destin de deux soeurs qui ne peuvent pas vivre leurs rêves, à cause du poids de la société brésilienne dans les années 50. Deux films espagnols ont par ailleurs été distingués: «Viendra le feu» d’Olivier Laxe (prix du jury) et «Liberté» d’Albert Serra (prix spécial du jury).

Le prix de la mise en scène a récompensé le Russe Kantemir Balagov, 27 ans pour «Beanpole» («Une grande fille»), son deuxième long métrage après le remarqué «Tesnota».