Culture

Cette semaine, Métro craque pour Big Little Lies, Midsommar, Hum(ai)n…

Cette semaine, Métro craque pour Big Little Lies, Midsommar, Hum(ai)n…
Photo: Jennifer Clasen/HBOLa finale de la saison 2 de Big Little Lies sera diffusée ce dimanche à 21h sur HBO et sur Super Écran.

Big Little Lies, saison 2
En plus des gros petits mensonges qui habitent la suite de cette superbe série, un énorme très, très gros mensonge pèse lourd sur les épaules des cinq femmes qui en gardent le secret. Celles-ci, jouées par Shailene Woodley, Zoë Kravitz, Reese Witherspoon, Nicole Kidman et Laura Dern, brillent ici encore de mille feux, tout particulièrement Laura Dern, délicieusement irascible dans la peau de la femme d’affaires et de caractère Renata. (On ne se lassera jamais de sa réplique déjà culte: «I will NOT, not be rich!») À cette distribution cinq étoiles s’ajoute une sixième star, et non la moindre: Meryl Streep, formidable (comme toujours) dans le rôle d’une belle-mère insupportablement sournoise. Malgré les révélations des derniers jours selon lesquelles la réalisatrice Andrea Arnold, qui a pris la relève de Jean-Marc Vallée pour ce chapitre, aurait été écartée contre son gré du processus de post-production, le résultat reste époustouflant.
Marie-Lise Rousseau

 

Midsommar
Les pays scandinaves en général, et la Suède en particulier, ont souvent la réputation d’être des pays «parfaits». Un mythe que le réalisateur Ari Aster déboulonne en poussant à l’extrême l’angélisme supposé des communautés nordiques dans Midsommar, voyage halluciné au sein d’une communauté suédoise reculée fêtant «à l’ancienne» (lire: selon des rites païens vraiment très bizarres) le solstice d’été. Si le deuxième film d’Aster est loin des sommets atteints par son premier opus, Hereditary, en termes de terreur et de profondeur, il compense par un humour pince-sans-rire bien dosé et une direction artistique impeccable.  À voir par une chaude soirée d’été.
Présentement en salle.
Benoit Valois-Nadeau

 

 

Soirées Dômesicle à la SAT
La Société des arts technologiques (SAT) organise des événements alliant musique et projections 360° sur le plafond voûté de sa trippante satosphère chaque samedi jusqu’au 17 août. Ces soirées Dômesicle sont une aubaine pour les amateurs d’électro, de techno, de house et de minimal, qui apprécieront leur programmation variée. Mais la promesse d’une expérience «immersive» grâce aux décors projetés sur le dôme a laissé Métro sur sa faim. L’ambiance était conviviale, mais loin d’être envoûtante.
Chloé Machillot

 

 

 

Hum(ai)n
Sur la dizaine d’œuvres présentées dans cette exposition qui interroge notre rapport à la technologie, trois valent à elles seules le déplacement. Il y a d’abord Gymnasia, une expérience de réalité virtuelle des plus poétiques, puis Ayahuasca – Kosmik Journey, qui nous transporte un instant en Amazonie. Et il y a surtout Algorithmic Perfumery : après avoir rempli un long questionnaire, chacun repart avec un flacon de parfum sur mesure. Le résultat est surprenant.
Jusqu’au 15 septembre au Centre Phi.
Amélie Revert

 

 

 

Royal version audio
On préfère habituellement lire nos romans sur du bon vieux papier, question d’y aller à notre rythme et d’avoir la possibilité de revenir sur certains passages ou de nous arrêter pour souffler. Mais les livres audio peuvent donner une nouvelle couleur et une énergie à certaines histoires. C’est le cas de la version audio de Royal, de Jean-Philippe Baril-Guérard (2016, éditions de Ta Mère), narrée par l’auteur lui-même, avec les voix de 14 comédiens. Le résultat, sobre et convaincant, se laisse écouter tout seul.
Disponible sur le site d’Ici Radio-Canada Première.
Marie-Lise Rousseau

 

 

 

Black Magic for White Boys
Un magicien qui fait réellement disparaitre les gens, un agent immobilier qui veut faire expulser des locataires, un homme trop égocentrique pour vouloir  des enfants ou encore un vendeur de médicaments non autorisés… Bienvenue dans le New York d’Onur Tukel. Dans son dernier film, l’acteur-réalisateur brosse un portrait burlesque, et tellement cynique, d’une ville dépassée par l’embourgeoisement, le racisme, l’avidité, l’appropriation du corps des femmes, bref, ce que notre société fait de mieux aujourd’hui…
Les 19 et 23 juillet au Festival Fantasia en première internationale.
Amélie Revert

 

 

Too Old to Die Young
Le cinéaste danois Nicolas Winding Refn (Drive, Only God Forgives) est un électron libre, avec sa signature unique et envoutante sur tous ses projets. Sa série Too Old to Die Young est un long film néo-noir de 13 heures qui aime prendre son temps et installer ses ambiances avec des couleurs tantôt chaudes, tantôt froides, mais toujours saturées et intentionnelles. Une série unique qui vous tombera dans l’œil si le cinéma de Winding Refn vous plaît déjà.
Sur Amazon Prime Video.
Stéphane Morneau

Et on se désole pour…

Les humoristes et le rodage
La petite équipe du journal Métro aime l’humour et fait de son mieux pour couvrir la bouillonnante scène montréalaise. Malheureusement, parfois, les principaux intéressés ne collaborent pas. En effet, beaucoup d’humoristes restreignent l’accès à leur salle en période de rodage. On comprend le principe et le besoin de ces as de la blague de se mettre en bouche un texte. Mais on comprend moins l’ampleur du phénomène. On ne parle pas de une ou deux représentations, mais souvent d’une série entière de spectacles inaccessibles à la presse. Si un spectacle est bon pour le public, pourquoi ne l’est-il pas pour les journalistes, qui, après tout, sont aussi les représentants de ce public?
Benoit Valois-Nadeau