Culture
03:30 23 septembre 2019 | mise à jour le: 22 septembre 2019 à 23:38 temps de lecture: 4 minutes

Papa Roach n’est pas près d’écraser

Papa Roach n’est pas près d’écraser
Photo: Ethan Miller/Getty ImagesTobin Esperance, bassiste de Papa Roach

Les rockeurs américains de Papa Roach, qui seront à la Place Bell demain, roulent leur bosse dans les arénas du monde entier depuis maintenant deux décennies et ne montrent aucun signe de ralentissement.

Avec un nouvel album sous le bras, Who Do You Trust?, et une tournée nord-américaine qui l’amènera à la Place Bell de Laval demain et au Centre Vidéotron de Québec mercredi, le groupe californien a atteint sa vitesse de croisière. 

Selon le bassiste Tobin Esperance, le groupe est plus investi dans ses concerts que jamais. Ce n’est pas peu dire pour un band qui tourne depuis le milieu des années 1990 et qui a vendu plus de 20 millions d’albums.

Métro s’est assis avec le musicien pour discuter du nouvel album du groupe et de ses performances scéniques. 

À quoi le public devrait-il s’attendre d’un concert de Papa Roach?

C’est vraiment un voyage. Je crois que nous jouons toujours la carte des émotions dans un concert de Papa Roach. On va vous faire rire, vous faire pleurer, vous aurez envie de vous battre, vous vous sentirez romantique… tout ça. On espère que le spectateur aura envie de se laisser aller dans le moment, de sortir de lui-même et de s’oublier un peu. Mettez votre téléphone de côté, oubliez vos problèmes et connectez avec la foule.

Est-ce que votre façon de vous préparer à une tournée a évolué avec le temps?

Absolument. Nous sommes beaucoup plus impliqués et mieux préparés à présenter nos chansons. Nos moyens, les lumières, les projections ont aussi beaucoup évolué. Nous sommes engagés dans chacun des petits détails. 

Avant, on n’avait pas vraiment d’artifices. On était un petit band punk rock: on montait sur scène, on jouait et c’était ça. Maintenant, lorsqu’on monte sur scène, on veut entraîner le public dans des hauts et des bas. C’est quelque chose qu’on a appris à faire au fil du temps. Et en ce qui concerne notre style de vie en tournée, notre rythme actuel est beaucoup plus sain.

Comment a démarré Who Do You Trust? Votre 10e album studio?

On est partis de plusieurs chansons qu’on avait laissées de côté pour notre album précédent, Crooked Teeth. Il y avait plusieurs idées qu’on n’avait pas poussées jusqu’au bout, des projets qu’on n’avait pas terminés. Ça nous semblait une bonne idée, après la tournée précédente, de poursuivre sur cet élan créatif. On a donc terminé ces chansons, on en a écrit quelques autres et on a décidé de ne pas trop attendre pour sortir un autre album. La vieille façon de faire était de sortir un album chaque deux ou trois ans, mais je pense que les choses ont changé. On a décidé de le sortir rapidement et de ne pas trop penser à chaque petit détail. On voulait reprendre où on avait laissé.

Ce nouvel album témoigne d’une évolution dans le son du band. Est-ce que c’était important pour vous de redéfinir votre musique?

C’est important pour nous d’avoir du plaisir et de faire une musique qui nous ressemble. Je peux comprendre que quelqu’un écoute l’album et trouve ça très différent de ce que nous faisions il y a 15 ou 20 ans, surtout en ce qui a trait à la qualité d’enregistrement. Mais ces chansons prennent tout leur sens en spectacle, puisqu’elles ont la même énergie et la même force que les autres pièces.

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