Le Salon du livre se tourne vers l'avenir
Pour René Bonenfant, président du Salon du livre de Montréal, rien n’est plus important que de transmettre l’amour de la lecture aux générations à venir, peu importe si c’est au moyen d’un roman de papier ou d’un livre électronique. Métro s’est entretenu avec lui.
Le thème du SLM cette année est «Livre ouvert sur le 21e siècle». Comment va le Salon du livre au 21e siècle?
On a choisi ce thème parce qu’on trouve que le 21e siècle, ça «swingne» pas mal. Il y a plusieurs problèmes de tous ordres, les changements climatiques, les conflits internationaux, l’analphabétisme, les problèmes de couple… Quand on regarde l’ensemble de ces problèmes, on constate que le livre est toujours en mesure d’apporter des éléments de réponse. Le livre est au cÅ“ur du 21e siècle. On a besoin de la lecture!
On parle beaucoup du phénomène du livre électronique… Avez-vous vu un impact sur le Salon du livre ces dernières années?
Le phénomène du livre électronique existe et il va certainement continuer à prendre de l’importance. Mais la majorité des éditeurs ne trouvent pas ça si troublant que ça. Le livre électronique, c’est une autre voie, un autre moyen que la connaissance peut prendre pour atteindre un public. Ce n’est pas réducteur, c’est multiplicateur, et on ne peut pas être contre ça. Il y a des problèmes qui restent à régler, notamment du côté des droits d’auteur, mais c’est une question d’adaptation. Je ne crois pas que le livre papier disparaîtra, on y est trop attachés.
Y a-t-il des nouveautés au Salon cette année?
C’est la 33e année, et on peut dire que c’est une formule qui a fait ses preuves, donc on ne la bouscule pas trop. Une de nos innovations, c’est la présence du kiosque Haïti solidarité. Haïti est dans les nouvelles pour des raisons plutôt tristes, mais on oublie qu’il y a une riche littérature haïtienne. On aura donc sur place une quinzaine d’écrivains venus spécialement d’Haïti.
Quels sont vos incontournables de l’année?
Il y a des auteurs incontournables parce qu’ils ont une Å“uvre considérable. Je pense à Marie Laberge ou à Serge Chapleau, qui ont leur public fidèle qui revient année après année. On a aussi beaucoup d’auteurs jeunesse; la jeunesse, c’est l’une de nos plus grandes préoccupations. On reçoit chaque année 15 000 élèves de niveaux primaire et secondaire, et ce, gratuitement. C’est la relève, et si un Salon du livre ou un auteur jeunesse réussit à donner le goût de la lecture à un jeune, c’est gagné, parce qu’on n’en guérit pas!
Salon du livre de Montréal
À la Place Bonaventure
Jusqu’à lundi