Misteur Valaire: période d'effervescence
Ça grouille chez Misteur Valaire. Au début du mois, le quintette électronique a reçu une nomination aux prix Juno dans la catégorie Meilleur nouveau groupe, et ce, même s’il a trois albums à son actif. La formation vient aussi de lancer son application iPhone, qui permettra à ses fans d’avoir accès à des nouvelles exclusives concernant le band, des remix inédits et même, bientôt, un jeu vidéo…
Nous avons discuté avec Louis-Pierre B. Phaneuf, alias Luis, alors que Misteur Valaire s’apprête à renouer avec le Métropolis, où il a donné un spectacle mémorable en octobre dernier.
Pourquoi avez-vous créé votre propre application iPhone?
Ça ne s’est jamais fait au Québec pour un band. Ça nous permet de rejoindre encore plus de gens qui consomment notre musique, de parler à notre monde.
Comment avez-vous réagi quand vous avez appris que vous étiez finalistes dans la catégorie du Meilleur nouveau groupe aux prix Juno?
Ça nous a fait un peu rire, mais on était quand même très contents et très honorés. Ça fait des années qu’on est un band, mais maintenant, on est un «nouveau band canadien». C’est cool.
À la suite de votre nomination, vous avez écrit sur votre site internet : «Nickelback peut aller se rhabiller. En espérant rencontrer Neil Young.» Comment comptez-vous vous y prendre pour l’aborder?
C’est sûr qu’on ne va pas lui courir après parce qu’on n’est pas du type groupie, mais si je
pouvais le croiser, je serais très impressionné.
Comment avez-vous appris que vous étiez en lice?
J’étais en tournée promo à Québec. C’est notre attaché de presse qui nous a envoyé un courriel. On ne s’y attendait pas du tout. C’est toujours le fun de ne pas avoir d’attentes et de se faire annoncer ce genre de trucs. C’est pour ça que dans la vie, j’essaie de ne pas avoir d’attentes!
Est-ce inspirant pour un groupe québécois de voir Arcade Fire remporter le prix de l’Album de l’année aux Grammys?
C’est sûr. C’est l’fun de voir que pendant leurs remerciements, ils ont misé sur Montréal et le français. Ça fait ressortir une certaine fierté. Ça donne le goût de faire de quoi dans la vie et de
travailler fort pour venir à bout de ses projets.
Quel souvenir gardez-vous de votre premier spectacle au Métropolis en octobre dernier?
Le Métropolis, c’est gros. Ça fait peur. On était très nerveux. Quand les rideaux se sont ouverts et qu’on a vu à quel point les gens avaient l’air contents d’être là, on a commencé à mieux respirer.
Sur quoi plancherez-vous après le spectacle de demain soir?
En avril et en mai, on retourne en France pour le lancement de Golden Bombay. L’album va aussi sortir en Belgique et en Allemagne. C’est cool. On commence à se former de belles équipes là-bas. On essaie de développer de nouveaux marchés.
Misteur Valaire
Au Métropolis
Jeudi soir à 21 h