Culture
05:30 6 novembre 2020 | mise à jour le: 3 novembre 2020 à 16:40 temps de lecture: 5 minutes

Sur vos écrans cette semaine…«Le coeur à la fête», «Je m’appelle humain», «De rouille et d’os»

Sur vos écrans cette semaine…«Le coeur à la fête», «Je m’appelle humain», «De rouille et d’os»
Photo: Mediafilm

Cette semaine, on vous conseille Le coeur à la fête mettant en vedette Emma Roberts, le documentaire Je m’appelle Humain réalisé par Kim O’Bomsawin et d’autres.

(1): Chef d’oeuvre, (2): Remarquable, (3): Très bon, (4): Bon, (5): Moyen, (6): Médiocre, (7): Minable.

Champions

(3)

Documentaire réalisé par Helgi Piccinin

C’est quoi? Le réalisateur suit son frère autiste Stéphane et la jeune Audrey Vincent, déficiente intellectuelle, lors des qualifications provinciales et nationale de course à pied, en vue de leur participation aux jeux olympiques spéciaux de 2019, à Dubaï.

C’est comment? Grâce à une réalisation de proximité et un bon sens du suspense, Helgi Piccinin transforme en un spectacle captivant une aventure humaine inspirante, qui promeut le droit à la différence et l’égalité des chances. Le milieu des jeux spéciaux est bien décrit, et bien représenté par ces très attachants athlètes.

Sur les plateformes du Cinéma du parc et du Cinéma Moderne en ligne.

 

Le coeur à la fête

(5)

Comédie sentimentale réalisée par John Whitesell mettant en vedette Emma Roberts, Luke Bracey, Kristin Chenoweth

C’est quoi? Pour sauver les apparences auprès de leurs familles, une célibataire endurcie de Chicago et un golfeur professionnel australien se font passer pour un couple amoureux durant les jours de fête.

C’est comment? La prémisse séduisante, au carrefour du cynisme et du désespoir amoureux, est hélas développée sans grande imagination, à coups de répliques d’une vulgarité insistante. Le rythme soutenu de la réalisation de John Whitesell (Thunderstruck), ainsi que la complicité entre Emma Roberts (Little Italy) et Luke Bracey (Hacksaw Ridge), suffisent à rendre l’ensemble divertissant.

Sur Netflix

 

De rouille et d’os

(3)

Drame réalisé par Jacques Audiard, mettant en vedette Matthias Schoenaerts, Marion Cotillard, Armand Verdure

C’est quoi? Une relation particulière se tisse entre une jeune dresseuse d’épaulards, amputée des deux jambes à la suite d’un accident de travail, et un père célibataire fruste et fauché, qui tente de se sortir de sa condition en participant à des combats à mains nues clandestins.

C’est comment? Ce récit amoureux singulier et beau repose sur un scénario dont le territoire en apparence délimité débouche sur un horizon psychologique et social d’une richesse insoupçonnée. En pleine possession de ses moyens, Jacques Audiard (Un prophète) déploie une mise en scène organique et sensuelle. Matthias Schoenart et Marion Cotillard sont confondants de vérité.

Dimanche 23h sur ARTV

Je m’appelle humain

(4)

Documentaire réalisé par Kim O’Bomsawin

C’est quoi? La poétesse innue Joséphine Bacon entraîne la réalisatrice et son équipe dans les rues de Montréal, où elle s’est établie à la fin des années 1960, et dans la région de Baie-Comeau, sur les terres ancestrales qui l’ont vue naître.

C’est comment? Ce portrait délicat d’une figure importante de la culture autochtone séduit par ses moments de poésie, la pudeur de son évocation de blessures encore douloureuses et la réalisation soignée de la cinéaste abénakise Kim O’Bomsawin (Ce silence qui tue). Cependant, le récit s’avère plutôt chiche en données factuelles.

Samedi, sur la plateforme du Festival Cinemania en ligne

Jimmy Carter – Rock & Roll president

(4)

Documentaire réalisé par Mary Wharton

C’est quoi? Survol du rôle et de l’impact déterminant que joua la musique rock dans l’accession au pouvoir et dans la présidence de Jimmy Carter, qui passera à l’histoire comme le premier président américain de la génération rock’n roll.

C’est comment? La réalisatrice développe habilement une idée originale, hormis quelques longueurs dans le dernier droit. Riche en anecdotes savoureuses, le récit est porté par une réalisation effacée, à l’écoute des souvenirs de l’ex-président, tandis qu’un aréopage de stars (allant de Bob Dylan à Willie Nelson) complète agréablement cet essai unique et attachant.

Sur la plateforme du Cinéma du parc en ligne

Sa maison

(4)

Drame d’horreur réalisé par Remi Weekes, mettant en vedette Sope Dirisu, Wunmi Mosaku, Matt Smith

C’est quoi? À Londres, un couple de réfugiés africains se voit attribuer par les services sociaux une maison spacieuse mais délabrée. Peu après leur arrivée, surgissent des murs des spectres hideux, qui aggravent leur sentiment de culpabilité face à la mort en mer de leur fillette.

C’est comment? Ce premier long métrage de Remi Weekes impressionne par l’intensité de son récit – sur les nouveaux départs et la mauvaise conscience -, l’excellence de son duo d’acteurs et l’efficacité de sa mise en scène, aux ambiances angoissantes bien forgées. En revanche, le commentaire sur l’immigration et l’accueil des étrangers apparaît plutôt ambigu.

Sur Netflix

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