Culture

Le fou du roi Dany Turcotte quitte «Tout le monde en parle»

Photo: Radio-Canada

L’émission Tout le monde en parle (TLMEP) de dimanche dernier aura été la dernière de son fou du roi, Dany Turcotte. Il a annoncé son départ de la populaire émission pilotée par Guy A. Lepage dans une publication Facebook jeudi après-midi.

«Depuis la pandémie, sans public et en direct, le concept original de TLMEP n’est plus le même et j’ai eu beau chercher comment m’y adapter, mon rôle de Fou du roi ne me semble tout simplement plus pertinent. Voilà pourquoi, pour le bien de cette émission que j’adore, je préfère quitter mes fonctions dès aujourd’hui», a-t-il écrit.

Dimanche dernier, il a demandé sur un ton moqueur à Mamadi III Fara Camara – encore visiblement traumatisé de l’injustice qu’il a subie – s’il allait encore utiliser le cellulaire au volant. Dany Turcotte s’est excusé pour cette «erreur de jugement».

«J’ai mal visé… le cirque des médias sociaux s’est emballé et est venu déposer des reproches et de la haine sur chacune de mes plateformes de communication», écrit-il.

Dany Turcotte dit aussi avoir peur d’être mordant, à cause des représailles dans les médias et sur les réseaux sociaux. «J’en suis venu à être paralysé par la peur de me tromper, de poser la “question qui pue”.»

Il se dit néanmoins «serein» devant sa décision. «Je remercie la grande famille de TLMEP qui m’a fait vivre une fabuleuse aventure professionnelle pendant 17 années…et demie! […] Je souhaite à mon ami Guy encore au moins 17 autres années d’entrevues enrichissantes et pertinentes.»

La direction de Radio-Canada et les producteurs de TLMEP ont convenu que Guy A. Lepage animera seul l’émission d’ici la fin de la présente saison.

L’animateur a par ailleurs dit accueillir le départ de son complice avec tristesse, tout en respectant sa décision. «Voilà plus de 17 ans que Dany et moi travaillons ensemble. Notre complicité s’est transformée en amitié au fil des années et depuis quelque temps, il me faisait part de son malaise à tenir son rôle dans un contexte pandémique, sans public, où l’humour se faisait plus rare et ardu.»

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