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NGâbo: Fait sur mesure pour la scène

Jessica Émond-Ferrat - Métro

Depuis le lancement de son premier album éponyme il y a environ un mois, NGâbo est unanimement décrit par les médias comme une véritable bête de scène. «Je crois qu’inconsciemment, pendant que je travaillais sur le disque, je pensais déjà à la façon dont il se traduirait en spectacle, explique-t-il. J’adore la scène!»

Si, à 30 ans, NGâbo lance son tout premier opus, il n’est pas néophyte de la musique pour autant. Arrivé du Congo à Montréal il y a10 ans, le jeune homme a  dû mettre de côté ses aspirations musicales le temps d’achever le processus d’immigration, «qui est très long, surtout quand tu viens
d’un pays d’Afrique!» souligne-t-il. 

NGâbo a néanmoins toujours baigné dans la mu­sique, chantant notamment dans une chorale avec son père quand il était petit. «Je composais mes propres chansons aussi quand j’étais en Afrique, mais un peu en cachette, parce que, comme je ne jouais d’aucun instrument, j’avais peur qu’on me prenne pour un rêveur inconscient. Je voulais préserver mon rêve.»

Si le disque de NGâbo se situe à mi-chemin entre la musique occidentale et les rythmes africains, ce métissage n’est pas le fruit d’une démarche planifiée. «J’avais déjà une base de musique africaine et, en arrivant à Montréal à 20 ans, j’ai découvert la musique occidentale, expli­que­-t-il . J’ai alors vécu une renaissance musicale. Ce côté hybride de ma musi­que, c’est naturel.»

Toutefois, jusqu’à la composition des pièces de ce disque, NGâbo écrivait en anglais. Pour traiter avec La Tribu, il n’a eu d’autre choix que d’écrire en français. «Au début, je ne savais pas si j’y arriverais, parce que ça voulait dire que je ne pouvais pas utiliser les chansons que j’avais déjà, dit-il. Mais je l’ai pris comme un défi. Il reste tout de même un peu d’anglais parsemé à travers mes chansons, et ça me plaît, parce que ça ressemble à Montréal.»


Minière comme parrain

C’est Jérôme Minière, qui signe la réalisation de son album, qui a permis à NGâbo d’entrer dans la cour des grands, notamment en le présentant à la maison de disque La Tribu. «Jérôme a été un véritable parrain pour le disque, assure l’artiste, reconnaissant. On s’est rencontrés par le biais de MySpace. Je suis allé le voir en show, il est venu voir mes spectacles… Et on s’est bien entendus!»

Selon NGâbo, cette collaboration avec Jérôme Minière lui a notamment permis de rendre de son opus cohérent : «Moi, je suis un peu éclaté comme artiste, avoue-t-il en souriant. Quand je présentais mes maquettes à Jérôme, il me disait souvent : « Woh, woh, woh… on va s’arranger pour que ça soit écoutable! »»

NGâbo
Sur la scène Vidéotron
Lundi à 20 h

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