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Alexandre Barette: un coup de tête qui mène loin

Jessica Émond-Ferrat - Métro

«L’humour, ç’a été un gros coup de tête, avoue Alexandre Barrette en entrevue. Moi, j’étais beaucoup plus dans le sport. Mes idoles, ce sont les athlètes, les sportifs olympiques. J’ai fait Sport-études au secondaire, et je voulais aller étudier aux États-Unis pour jouer au tennis.»

Mais le destin en a décidé autrement, et le jeune homme a vécu, après le secondaire, une période où il se «cherchait beaucoup», se souvient-il. Jusqu’au jour où il a assisté à son premier spectacle d’humour, donné par Patrick Huard. «J’avais déjà vu des shows d’humour à la télé, mais là… j’étais excité, euphorique en sortant de là, et je me suis dit : « Je m’essaye! » se souvient-il. Le lendemain, j’ai appelé à l’École nationale de l’humour pour avoir de l’information. L’audition était un mois plus tard.» Une audition après laquelle il a été retenu, selon son hypothèse, «sans doute plus à cause de la volonté qui transparaissait que de la qualité du numéro!»

Mais depuis sa sortie de l’École de l’humour en 2002, l’humoriste aura bien pris le temps de les peaufiner, ses numéros. «J’avoue que je ne pensais pas que ça me prendrait tant de temps avant d’avoir mon one man show! lance-t-il. Mais je n’étais pas pressé de sortir un show, parce que je voulais m’améliorer sur scène et que mon matériel soit plus achevé.»

Du reste, le jeune homme a d’abord fait sa marque du côté de la télé (Taxi payant, Atomes crochus, Colocs.TV), et de la radio (Midi Morency). «Tout ça m’a aidé à m’améliorer, croit-il. J’ai écrit environ 400 chroniques humoristiques pour l’émission de François Morency; et un quiz télévisé comme Atomes crochus, ça m’a permis d’apprendre à gérer les imprévus, le contact avec le public.»

A-t-il craint que les gens finissent par le voir davantage comme un animateur que comme un humoriste? Un peu, au départ. «Mais j’ai fini par réaliser qu’au contraire, le fait que les gens apprennent que je faisais un spectacle d’humour, alors qu’ils me connaissaient pour mon travail à la télé, ça attisait leur curiosité, et qu’ils avaient envie de venir me voir sur scène. Maintenant, c’est à moi de livrer la marchandise, de faire en sorte qu’à la fin du show, ils se disent : « Oui, c’est un humoriste. »»

Et pour ce faire, pas de flaflas, pas de personnages; Alexandre Barrette… et personne d’autre, comme le dit le titre. «Je fais du stand-up, résume-t-il. Ce n’est pas tellement un spectacle personnel, j’aborde des sujets généraux, mais ça commence souvent par quelque chose que j’ai vécue.» Par exemple, son voyage en Australie lui sert d’amorce pour un numéro sur le pays; et il aborde la peur de vieillir par le biais de l’histoire de ses grands-parents. «J’ai de la misère à écrire sur ce que je n’ai pas vécu. Je me demandais si c’était trop narcissique, mais des humoristes bien établis m’ont dit que c’était normal de commencer par montrer qui je suis, moi, Alexandre Barrette!»

Alexandre Barrette

Au Théâtre St-Denis
Lundi et mardi à 20 h
Supplémentaires les 30 et 31 mars et les 5 et 6 avril 

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