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Critiques CD: Fleetwood Mac, The Wild Feathers, No Age…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Fleetwood Mac, The Wild Feathers, No Age, Joe Barbieri, AroarA et Sébastien Lafleur.

Historique
Fleetwood Mac
Then Play On (réédition)
Note: note critiques cd 4sur5

Cet album de Fleetwood Mac, paru en 1970, a marqué la fin du premier chapitre de Fleetwood Mac. Bien loin du pop-rock de l’époque de Lindsay Buckingham et de Stevie Nicks (arrivés en 1975), ce premier chapitre était blues rock, parfois sale, parfois teinté de folk.  C’était l’époque britannique du groupe, l’époque de Peter Green, guitar hero, un titre avec lequel il avait de la difficulté… C’est une version définitive de cet album qu’on propose puisqu’à sa sortie, il était différent des deux côtés de l’Atlantique. On y a aussi ajouté les 45 tours qui ont conclu pour de bon le premier chapitre du groupe.
– Eric Aussant

Poids lourd
The Wild Feathers
The Wild Feathers
Note: note critiques cd 4sur5

The Wild Feathers, c’est Led Zeppelin rencontre Willie Nelson rencontre Bob Dylan. Ricky Young, Joel King, Taylor Burns et Preston Wimberly ont tous été leaders de leurs formations respectives avant de se regrouper pour former The Wild Feathers. En peu de temps, ils ont su amalgamer le rock, le country et le folk pour se forger un style musical très réussi! Ces quatre Américains peuvent se targuer du fait que leur premier album est excellent d’un bout à l’autre. Nos coups de cœur : Backwoods Compagy, Tall Boots et If You Don’t Love Me. Dommage qu’il n’y ait pas (encore) de spectacle prévu à
Montréal cette année.
– Rachelle Mc Duff

Bel objet
No Age
An Object
Note: note critiques cd 4sur5

Le nouveau disque de No Age n’est pas forcément un objet accessible. Même ceux qui ont suivi le duo de L.A. depuis ses débuts risquent d’être perplexes à la première écoute. Reste que le dernier-né des noise-punk-rockeurs s’est vite taillé une place de choix dans notre cœur. Moins cru et gras que Nouns, An Object possède un cachet indéniable. Est-ce que No Age s’est raffiné, se demanderont certains? Ouais, bon, il y a du violoncelle, mais le son est toujours aussi garage et authentique. Adouci, alors? Un peu. Pas tant. Lock Box, par exemple, possède une combinaison de fougue et de rage. Tout comme C’mon, Stimmung, sur laquelle Dean Spunt, le batteur à la voix volontairement blasée, gueule son âme en assurant être «still allright!!!!» Still alright, oui.
– Natalia Wysocka

Humble et beau
Joe Barbieri
Chet Lives!
Note: Note critiques CD 3.5sur5

À l’occasion du triste anniversaire des 25 ans de la disparition de Chet Baker, le guitariste et chanteur italien Joe Barbieri consacre au regretté artiste un hommage tout en humilité et en douceur avec Chet Lives! Un hommage porté par la voix feutrée et empreinte de mélancolie de l’Italien, une voix parfaitement adaptée à l’émouvante fragilité des Time After Time, But Not For Me et autres pièces du répertoire de Baker. Accompagné du pianiste Antonio Fresa et du trompettiste Luca Aquino, ainsi que de quelques artistes invités, dont l’excellente Stacey Kent, Barbieri a misé sur la subtilité, et le résultat n’en est que plus heureux.
– Jessica Émond-Ferrat

Heureux mariage
AroarA
In the Pines
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Le couple formé d’Ariel Engle (Land of Kush, Apostle of Hustle) et Andrew Whiteman (Broken Social Scene) offre avec ce premier EP un heureux mélange de pop minimaliste, de rock déjanté et de rythmes tribaux. En plus de ce mariage sonore un peu indéfinissable, voire psychédélique, AroarA mélange les époques. La touche électro moderne du clavier rencontre des riffs de guitare très seventies. L’ensemble est organique, mais émergent parfois des sons cuivrés plus léchés. Une foule d’autres belles antithèses ponctuent leur musique expérimentale, mais accessible et accrocheuse. Les textes, introspectifs, sont directement inspirés du recueil de poèmes In the Pines, de l’auteure américaine Alice Notley.
– Émilie Bergeron

Souffler des histoires
Sébastien Lafleur
Le Minisoufflé
Note: note critiques CD 3sur5

Sébastien Lafleur renouvelle son éclectisme musical avec ce troisième album de cinq titres. Un peu plus sur le ton de la confidence et moins dans un rock confrontant que ce qu’il nous proposait dans l’Album brûlé, le finaliste du Festival international de la chanson de Granby (2011) nous raconte des histoires. Et ça lui réussit plutôt bien. Essentiellement folk, ces cinq chansonnettes parlent d’amour avec des métaphores inusitées, un peu à la façon de Jimmy Hunt. Mademoiselle est ceinture noire, qui raconte l’histoire d’un homme épris d’une karatéka, exprime cette belle poésie imagée. D’autres morceaux, s’ils font penser à certaines chansons de Félix Leclerc comme Le Phamacien, sont toutefois un peu difficiles à suivre.
– Émilie Bergeron

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