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Cette semaine, on craque pour: Kon-Tiki, Le iShow, le littéraire déchu…

Cette semaine, on craque pour… Le court-métrage Noah, Kon-Tiki, Le iShow, The Scar Project, le blogue du littéraire déchu, la saison 2 de 19-2 et Diablo III sur console.

Art-7e-ciel-GameoT1. Le court-métrage Noah
Imaginez, un court-métrage qui se déroule uniquement sur l’écran d’un ordinateur. Un plan unique (ou presque) de 17 minutes qui vous fait découvrir les dessous de la vie virtuelle sur les réseaux sociaux d’un adolescent, Noah. Les deux jeunes cinéastes canadiens Walter Woodman et Patrick Cederberg innovent avec ce court-métrage, qui a été présenté au dernier TIFF. Pas une seule parole, pas un seul visage filmé par une caméra professionnelle. Ça ne ressemble en rien à ce que le cinéma vous a déjà offert, seulement parce que c’est exactement ce que vous voyez sur votre écran d’ordinateur tous les soirs. Entre Facebook, Chatroulette, Skype, les textos et des dizaines de fenêtres internet ouvertes sur son navigateur, Noah nous fait réfléchir à notre attention multitâche et parfois virevoltante sur les médias sociaux. (Laurence Houde-Roy)

Art-7e-ciel-Banlieue-copie-decran-22. Kon-Tiki
En nomination pour l’Oscar du meilleur film étranger l’an dernier, cette évocation du périple de l’explorateur norvégien Thor Heyerdal, est certes un peu romancée, mais non moins captivante. À la fin des années 1940, il a navigué avec son équipage du Pérou à la Polynésie sur une embarcation de bois afin de prouver que les Sud-Américains pouvaient être les premiers à avoir peuplé la Polynésie. La force du film réside entre autres dans les magnifiques prises de vue qui rappellent Life of Pi, dans sa façon de nous garder aussi en haleine que l’équipage, mais autant dans le choix de l’interprète de Thor Heyerdal, le charismatique Pål Sverre Valheim Hagen (photo), qui confère à son personnage la force de caractère nécessaire pour qu’on croie sans hésiter qu’il s’est engagé dans cette expédition a priori suicidaire. Présentement en DVD. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-King3. Le iShow
C’est un concept complètement éclaté qu’offre Le iShow, de retour à l’Usine C jusqu’au 28 septembre. Le iShow, c’est trois écrans géants, 15 artistes munis d’ordinateurs et 75 minutes d’interactions avec des inconnus, en direct du web. Avec des sites de clavardage en direct comme Chatroulette, Bazoocam et Skype, le voyeurisme et l’improvisation dictent le déroulement du show. Malgré une majorité de scènes à caractère sexuel, la troupe des Petites Cellules Chaudes a réussi à mettre sur pied une œuvre convaincante, qui mêle brillamment théâtre multimédia et technologies interactives. À une époque où tout un chacun s’expose sans pudeur sur internet, Le iShow a toute sa pertinence. Une heure et quart qui passe très vite, garanti! (Daphnée Hacker-B.)

Art-7e-ciel-Grain-de-ciel_C1004. The Scar Project
Elles ont 20, tout au plus 35 ans. Elles sont d’une beauté féminine déconcertante. Elles portent en guise de poitrine une cicatrice, symbole du combat qu’elles ont mené contre la maladie. Le photographe de mode David Jay a fait défiler devant sa lentille une série de jeunes femmes qui ont combattu le cancer du sein. Son but était de rendre hommage à leur courage, mais aussi de résoudre «l’anesthésie populaire insufflée par les rubans roses et les oursons en peluche». Il met des visages sur la maladie plutôt que d’alimenter l’industrie du ruban rose. Plus que de mettre en images la cause, la démarche de David Jay semble avoir joué comme une thérapie pour ces combattantes, comme si sa caméra avait été un déclic pour la réaffirmation de leur féminité et de leur sexualité. (Émilie Bergeron)

Art-7eciel-How-To-Survive-a-Plague5. Le blogue du littéraire déchu
Littéraire déchu, c’est le blogue d’un «gars avec cinq ans d’études littéraires, une job très corporate et très peu littéraire» qui analyse les textes de chansons (selon nous très) quétaines québécoises. Ses analyses littéraires sont sarcastiques, efficaces, songées et tellement hilarantes! Ils sont, entre autres, passés dans le tordeur de Littéraire déchu : Éric Lapointe (Brume dans ta bouche), les BB (Seul au combat), La Chicane (Calvaire), Kaïn (Embarque ma belle) et Kathleen (Ça va bien). Nous lui disons «merci» de souligner si bien l’absurdité des paroles-qui-doivent-absoluement-rimer d’un trop grand nombre de chansons. À quand l’analyse des savoureuses paroles de Tourne la page, de René et Nathalie Simard? (Rachelle Mc Duff)

Young Ghosts Clothing6. La saison 2 de 19-2
Si vous avez manqué la suite des aventures des policiers Chartier et Berrof lors de sa diffusion à Radio-Canada l’an dernier (et que vous avez réussi à éviter les réseaux sociaux au moment où l’identité de la taupe était révélée sur toute la Toile), le temps est venu d’enfin voir ce fameux plan-séquence lourd de tension et d’émotion dont tout le monde a parlé l’hiver dernier. Gagnante des Gémeaux de la Meilleure réalisation et de la Meilleure série dramatique le week-end dernier, la nouvelle saison signée Podz est maintenant disponible en DVD et vaut le détour, tout autant que la première saison. Personnages bien écrits et tout aussi bien joués, réalisation subtile et sensible et tension dramatique sont toujours au rendez-vous. Et ceux qui l’ont déjà vue pourront toujours voir les DVD pour se rafraîchir la mémoire et patienter avant la troisième (et possiblement dernière) saison, qui ne prendra pas l’antenne avant janvier 2015. (Jessica Émond-Ferrat)

Art-7e-ciel-True-Blood_C1007. Diablo III sur console
Les joueurs sur console ont pu se procurer Diablo III un peu plus d’un an après les mordus du PC, mais l’attente valait la peine. Blizzard, le créateur du jeu, a réussi à merveille le transfert entre les deux plateformes. Toutes les manœuvres s’exécutent bien avec la manette et à aucun moment on ne s’ennuie du clavier d’ordinateur. Bien que l’histoire et les dialogues ne sont pas à tout casser, c’est l’expérience de jeu qui compte dans Diablo III. On devient vite accros de la recherche de trésors, et dégommer une horde de démons à coups de hache est tout ce qu’il y a de plus satisfaisant. (Mathieu Horth-Gagné)

On se désole pour…

Art-7e-ciel-ENFER-Amanda-Bynes_CCLa «controverse» autour de Vincent Vallières
Vincent Vallières expliquait en entrevue comment il avait écrit la chanson Fermont pour rendre hommage aux gens qui «doivent aller y travailler trois semaines, revenir quelques jours à Montréal voir leur famille, et repartir; ils sont très courageux». Mais les paroles de cette chanson dans laquelle un travailleur de Fermont dit à son amoureuse restée à Montréal «J’espère que notre amour, Sera jamais comme ces villes fantômes» n’est pas apparue comme un hommage, puisqu’elle a suscité une vive réaction de colère chez la mairesse de Fermont. Sérieusement? Protester contre une chanson d’amour (qui, rappelons-le, évoque la vision d’une personne et non de la ville entière) sous prétexte que ce n’est pas tout le monde qui va à Fermont seulement pour y travailler? Si on monte aux barricades parce qu’un chanteur ose faire dire à son personnage qu’il s’ennuie de sa copine pendant qu’il est loin, on n’a pas fini de censurer des chansons. (Jessica Émond-Ferrat)

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