Culture
20:36 28 novembre 2013 | mise à jour le: 28 novembre 2013 à 23:57 temps de lecture: 4 minutes

Critiques CD: Machinedrum, Russian Circles, Joseph Arthur…

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Machinedrum, Russian Circles, Joseph Arthur, Norah Jones & Billie Joe Armstrong et Éric Lapointe.

Très concept
Machinedrum
Vapor City
Note: note critiques cd 4sur5

Après un premier album qui s’était mérité des critiques dithyrambiques, Machinedrum, alias Travis Stewart, nous offre une seconde œuvre tout aussi délicieuse de R&B-électro. L’album Vapor City raconte l’histoire d’une ville industrielle imaginaire, et chacune des dix chansons est consacrée à l’un des quartiers. Avec un style à la fois aérien, jazzy et électro, Machinedrum rappelle parfois Boards of Canada. Les compositions de SeeSea, Vizion et U Still Lie, en plein milieu de l’album, sont particulièrement accrocheuses. Un très beau travail, qui nous donne déjà hâte de découvrir le prochain album.
– Daphnée Hacker-B.

Coup de tonnerre
Russian Circles
Memorial
Note: note critiques cd 4sur5

Tout en grondements et en violentes déflagrations, ce cinquième album de Russian Circles laisse constamment présager l’avènement d’un désastre. En fait, les quelques minutes de guitare acoustique de la pièce d’ouverture offrent un des seuls moments de tranquillité de Memorial. Même dans ses moments les plus calmes (Burial, la poignante Ethel), le trio post-hardcore/instrumental de Chicago met de côté les longues phrases mélodiques et les éruptions patientes, méthodiques, de ses premiers albums pour exploiter un son plus lourd, animé de percussions brutes et d’une distorsion apocalyptique.  Comme marcher tout droit dans une catastrophe.
– Maxime Huard

Styles variés
Joseph Arthur
The Ballad of Boogie Christ Act 2
Note: 3.5sur5

Ce qui est certain, c’est que Joseph Arthur a voulu expérimenter avec ce deuxième volet de son projet The Ballad of Boogie Christ. Avec une première très belle chanson soft rock, qui s’écoute bien en trame de fond de n’importe quelle activité, l’artiste poursuit dans un registre plus rythmé avec un rock and roll bien senti. Mais aussitôt, l’album nous plonge dans des notes électro vaporeuses, immédiatement suivies par une ballade folk. Pas de quoi s’ennuyer. Et il en va ainsi pour le reste de l’œuvre. Bien sûr, la touche suprême, c’est qu’on ne pourra jamais reprocher à Joseph Arthur sa douce voix mielleuse qui se prête à tout type de musique.
– Laurence Houde-Roy

Harmonieux
Norah Jones & Billie Joe Armstrong
Foreverly
Note: Note critiques CD 3.5sur5

Mis à part le fait qu’il a le prénom tout indiqué pour, on n’aurait pas imaginé le leader de Green Day chanter du country. Jusqu’à ce qu’on entende sa voix se mêler à celle de Norah Jones dans des harmonies franchement réussies, pour ce Foreverly où les deux complices reprennent Songs Our Daddy Taught Us, des Everly Brothers. Arrangements rétro-folk, voix douces qui siéent bien aux chansons des fameux frères, bref, notre oreille nous indique que les deux artistes étaient désignés pour qu’un tel projet fonctionne bien. Après écoute complète, toutefois, l’ensemble manque parfois un peu de relief, mais n’en demeure pas moins agréable.
– Jessica Émond-Ferrat

Comme d’habitude
Éric Lapointe
Jour de nuit
Note: note critiques CD 3sur5

Les fans d’Éric Lapointe ne seront pas déçus de ce septième opus de chansons originales. Le rockeur écorché vif reste fidèle à ses habitudes en nous offrant du gros rock et des paroles crues poussées au maximum par une voix rauque, voire à bout de souffle. Il y a une surprise toutefois : l’adaptation intéressante de la chanson country Mammas Don’t Let Your Babies Grow Up To Be Cowboys, de Willie Nelson, qui devient Moman. Il reste que l’univers lyrique d’Éric Lapointe est bourré de métaphores foireuses (Tant qu’il y aura des louves en chaleur /Qui viendront baver sur ma plume). Certains pourront dire qu’il manque un peu de mélodies accrocheuses, mais les vrais fans y trouveront fort probablement leur compte.
– Rachelle Mc Duff

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