Cette semaine, on craque pour: La bande à Renaud, Orange is the New Black, Mural…
Cette semaine, on craque pour… La nouvelle saison de Orange, Martin Dubreuil et Patrice Robitaille dans Bunker, Nos étoiles contraires, les Montréalais sur la longue liste du Polaris, Cœur de pirate, Nicolas Sirkis et Jean-Louis Aubert sur La bande à Renaud, Mural, même si c’est «fini» et le cinéma sous les étoiles de Funambules Médias.
1. La nouvelle saison de Orange
La fin de la première saison de Orange is the New Black nous a laissé sur le bout de notre divan, anxieux et la tête pleine de questions. Depuis le 6 juin, en exclusivité sur Netflix, on peut vérifier si nos hypothèses sont justes et dans quel état se trouvent les personnages qu’on aime et ceux qu’on aime détester. Des visages connus refont surface, différents clans se livrent une guerre d’influence et les conditions de vie dans la prison américaine sont toujours aussi cruelles. La série continue à nous dévoiler des chapitres de la vie de personnages dont on ne connaissait pas encore l’histoire. Des histoires touchantes, choquantes, surprenantes. Encore une fois, les passages à l’extérieur des murs de la prison sont bien moins intéressants que ce qui se manigance au sein de Litchfield. Avis à ceux qui sont exaspérés par la nombriliste Piper, cette dernière devient bien moins pénible au fil des épisodes. (Josie Desmarais)
2. Martin Dubreuil et Patrice Robitaille dans Bunker
Quand on met en scène un huis clos, l’ingrédient essentiel à la réussite de l’opération est de bien choisir ses comédiens, sur les épaules desquels reposera en très grande partie le succès du film. Dans Bunker, de Patrick Boivin et Olivier Roberge, présentement en DVD, c’est mission accomplie. Dans cette histoire où deux soldats isolés dans un bunker dans le Nord du Québec ont la mission de déclencher une attaque nucléaire si l’alarme du bunker sonne, le solide Patrice Robitaille et le toujours étonnant Martin Dubreuil (photo) sont extrêmement convaincants et illustrent avec brio et juste ce qu’il faut de retenue les tourments de leurs personnages. (Jessica Émond-Ferrat)
3. Nos étoiles contraires
Récemment porté au cinéma par Josh Boone, Nos étoiles contraires (The Fault in Our Stars, dans sa version originale) est une histoire d’amour tout ce qu’il y a de plus gracile, de doux et d’intelligent. Pas étonnant que ce roman de l’Américain John Green ait obtenu un succès si immense auprès des jeunes lecteurs. Hazel Grace a 17 ans, une passion pour la lecture, une vivacité d’esprit incroyable et un regard unique sur le monde. Elle est aussi atteinte d’un cancer incurable. Pour faire plaisir à sa mère, qui craint qu’elle ne sombre dans une solide dépression, la jeune femme joint à son corps défendant un groupe de soutien où elle rencontre le sublime Augustus Waters. Avec délicatesse, l’auteur raconte leur rencontre prédestinée, dédramatisant une situation tragique, insufflant des montagnes de vie et d’amour à cette grande et belle histoire. (Natalia Wysocka)
4. Les Montréalais sur la longue liste du Polaris
Qu’il s’agisse des francophones – le superbe Ornithologie, la nuit de Philippe B, l’excellente Maladie d’amour de Jimmy Hunt (photo) – ou des anglophones – Thus: Owls pour Turning Rocks, Arcade Fire pour Reflektor –, la sélection d’artistes montréalais sur la longue liste du prix Polaris, qui sera remis au «Meilleur album canadien de l’année, a de quoi rendre fiers les citoyens de la métropole. Aux Québécois déjà nommés, on ajoute sur la liste de 40 noms Chromeo, Owen Pallett, Dead Obies, Gorguts, Tim Hecker et Solids et on obtient une liste éclectique et pleine de talents. Rappelons que les 10 noms de la courte liste seront annoncés le 15 juillet et que le gagnant sera connu le 22 septembre. On croise les doigts! (Jessica Émond-Ferrat)
5. Cœur de pirate, Nicolas Sirkis et Jean-Louis Aubert sur La bande à Renaud
Un album de reprises court toujours le risque de dénaturer l’œuvre originale, ou tout simplement de ne rien apporter de nouveau. Ainsi, en réunissant une brochette d’artistes français (et Cœur de pirate) pour reprendre des classiques et des chansons moins connues de Renaud, La bande à Renaud n’est pas fait que de réussites, mais certaines pièces valent le détour. On pense au Mistral gagnant au piano d’une Cœur de pirate à qui la chanson sied fort bien; à la version fidèle et réussie de Nicolas Sirkis de l’incontournable L’Hexagone; ou encore à Jean-Louis Aubert, tout désigné pour chanter Manu avec le bon dosage d’émotion. (Jessica Émond-Ferrat)
6. Mural, même si c’est «fini»
Le deuxième Festival d’art urbain Mural s’est déroulé la semaine dernière, mais les œuvres qui y ont été créées sont encore là! Il est donc encore possible d’y admirer les grandioses et magnifiques murales qui ornent certains bâtiments le long du boulevard Saint-Laurent et d’autres rues autour. On aime beaucoup cette manifestation de street art, qui dynamise les rues avec une explosion de couleurs. En plus, le festival a «donné la peinture» (au lieu de «la parole»!) à divers artistes d’ici, mais aussi de France, de Pologne, d’Italie, de Puerto Rico et des États-Unis, qui ont chacun leur style. En bonus, son site web donne accès à une carte pour repérer les œuvres. Chouette.
muralfestival.com (Andréanne Chevalier)
7. Le cinéma sous les étoiles de Funambules Médias
Funambules Médias a présenté cette semaine la programmation de la cinquième édition de son Cinéma sous les étoiles. On pourra donc voir, du 2 juillet au 29 août, plusieurs bons documentaires sociaux, tout en profitant de la douceur de l’air extérieur. C’est Anticosti: la chasse au pétrole extrême de Dominic Champagne qui ouvrira le bal au parc Laurier, et les bons titres s’enchaîneront ensuite dans 10 parcs différents de la ville – dont certainement un près de chez vous: Québékoisie, Le semeur, Chasing Ice…On a l’eau à la bouche! www.cse2014.funambulesmedias.org (Andréanne Chevalier)
On se désole pour…
Les noms vagues des groupes de musique
Ce message s’adresse à tous les Forêt, Raleigh, Peau, Caribou (et aussi au chanteur M). Quand votre nom de groupe ou d’artiste est un mot commun, qu’on doit écrire le titre de votre album ou se souvenir de votre nom de famille pour trouver votre site web… ce n’est pas très marketing, même si c’est mignon ou excentrique. Le trio fun., quant à lui, a ajouté un point pour mieux se distinguer. En parlant de ponctuation (pas le groupe québécois), si on recherche !!! (lire chk-chk-chk) sur un moteur de recherche, il n’y a aucun résultat. Pratique. On vous aime! On veut écouter votre nouvelle chanson, vous suivre sur Twitter… Mais on doit vous trouver pour ça! (Josie Desmarais)