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Heavy MTL, le pouvoir aux fans

Photo: Chantal Lévesque/Métro

Pendant deux jours, le parc Jean-Drapeau a vibré au son des rythmes lourds de découvertes, oui, mais aussi de grands classiques. Les cœurs des amateurs de métal, de punk-rock et de hardcore ont été remplis de bonheur. Souvenirs.
(Photos: Chantal Lévesque)

Heavy MTL Metallica
Metallica
Metallica a offert un gros cadeau bien lourd à ses fans, dans un bel emballage de nostalgie, samedi soir à Heavy MTL. Avec sa formule Metallica by request, la tête d’affiche du festival montréalais a littéralement donné au public ce qu’il voulait. Sans grande surprise, les plus récents efforts du groupe légendaire n’ont pas été représentés. Les chansons les plus récentes choisies par le public provenaient du Black Album, sorti en 1991.

«Je me sens bien ce soir», a lancé James Hetfield à la foule après s’être réchauffé avec quelques pièces, notamment l’excellente Master of Puppets. Le chanteur ne mentait pas, car ses trois compères et lui étaient en grande forme. À part de brèves interventions de Hetfield au micro, et quelques présentations de chansons par des fans, le groupe a enfilé ses plus grands succès – One, Sad But True, Creeping Death, etc. – à un rythme endiablé. Il a aussi joué une nouvelle chanson, Lords of Summer.

Pour pousser le concept du «sur demande» jusqu’au bout, on a demandé aux amateurs de choisir la «dernière» pièce du concert – en votant par texto. The Four Horsemen a remporté la mise. Le quintette ne s’est toutefois pas arrêté là, livrant une dernière offrande – Seek and Destroy – au grand plaisir de tous, peut-être même des résidants de Saint-Lambert (bon, peut-être pas).
(Mathieu Horth Gagné)

Heavy MTL Offspring
The Offspring
Metallica n’est pas le seul groupe à avoir trempé dans la nostalgie samedi soir à Heavy MTL. Juste avant les rois du métal, The Offspring a offert en entier son album phare (à notre humble avis), Smash. Le groupe californien a donc enchaîné Bad Habit, Genocide et Self Esteem avec enthousiasme, et la foule a bien répondu, entonnant en chœur les refrains accrocheurs avec le chanteur Dexter Holland. The Offspring est également allé piger ailleurs dans sa discographie en livrant notamment All I Want et The Kids Aren’t.
(Mathieu Horth Gagné)

heavy mtl Fucked Up
Fucked Up
C’est devant quelques dizaines de personnes que les six Torontois de Fucked Up sont montés sur la plus petite scène de l’Apocalypse dimanche soir. Mais le parterre clairsemé n’a pas semblé attrister le chanteur Damian Abraham. Au contraire. «Merci tellement d’être ici! Vous aviez d’autres options (lire : le show de Lamb of God), mais vous êtes venus ici! MERCI!» a lancé le barbu bonhomme, sincèrement ravi. Faisant honneur à sa réputation, le vocaliste hardcore à la voix d’outre-tombe s’est jeté à genoux dès le premier morceau, Year of the Dragon, puis a fait la roue et enlevé son gilet. À la deuxième pièce, il s’est lancé en bas de la scène, brièvement poursuivi par les gars de la sécurité, qui ont cependant vite compris qu’ils avaient affaire à un original. Rendu au sol, libre, Damian a distribué des colleux, serré des mains et fait tourner un type sur sa tête. Ça n’a en rien entaché la qualité de la musique, qui est restée solide, dans le tapis, tout au long de ce moment intime spécial. «Merci tout le monde!» a répété Damian quand les lumières se sont éteintes. Non, merci Fucked Up!
(Natalia Wysocka)

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Bad Religion
Une douzaine de mois après s’être arrêtés au Métropolis, les vétérans punk-rockeurs étaient de retour en sol montréalais. «Un an plus vieux et 10 ans plus moches», s’est amusé, au micro, un Greg Graffin aux tempes blanches. Malgré tout, l’esprit d’éternels adolescents de la bande californienne était intact. Pour les fidèles, la sympathique prestation du frontman-fondateur et de ses acolytes a été l’occasion d’entendre des pièces du dernier album de BR, True North, et de voir à l’œuvre le brillant batteur, Brooks Wackerman, plus jeune membre à avoir joint la formation, il y a de cela une décennie (une véritable tornade de batteur). Pendant que les gars jouaient et que la caméra s’arrêtait tantôt sur le moshpit énergique, tantôt sur cette demoiselle «en poitrine» (le féminin de «en chest»?), les spectateurs ont pu scander des hymnes comme American Jesus et remonter le temps avec Do What You Want. Des cheveux blancs? Ouain, pis?
(Natalia Wysocka)

Dropkick Murphys
Parmi les nouveautés cette année, Heavy MTL a inclue quelques groupes punk rock à sa programmation. Et nous avons accueilli avec grand plaisir Dropkick Murphys. Toujours énergique, le groupe a offert une performance à la hauteur des attentes. Le bassiste/chanteur de la fière formation de Boston Ken Casey s’est même permis de taquiner un peu la foule. «Vous avez l’air d’une foule de travaillants, pas de pleurnichards. On dirait presque une foule de partisans des Bruins», a-t-il lancé. Comme le Canadien a éliminé les Bruins en séries, on va lui pardonner.
(Mathieu Horth Gagné)

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