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Cette semaine, on craque pour: Milky Chance, la websérie 7$ par jour, Nicolas Dickner, Emile Haynie…

Photo: Getty Images

Cette semaine, on craque pour… Milky Chance, Magie d’ombres… et autres tours, la websérie 7$ par jour, Gabrielle Côté dans Javotte, le dernier Nicolas Dickner, 200 millions de critiques et We Fall, d’Emile Haynie.

1. Milky Chance
On trépigne d’impatience: le groupe allemand Milky Chance débarque sur les planches du Métropolis vendredi soir, à 20 h. Même si les billets se sont envolés en moins de deux, il est toujours possible de s’en procurer à gros prix sur le web. En 2012, les deux protagonistes, Clemens et Philipp, ont fait un tabac en ligne avec leur premier extrait Stolen Dance. Un mélange de folk, de pop, d’électro et de reggae teinte l’univers bien particulier du duo échevelé. James Hersey assure la première partie avec ses mélodies accrochantes électro-pop. Alors, prêt à faire le boogie toute la nuit durant? (Sophie Bragg)

2. Magie d’ombres… et autres tours
L’illusion est souvent à son meilleur dans sa plus simple expression. Philippe Beau, «spécialiste de l’ombromanie», à la TOHU jusqu’à lundi, l’a compris et propose un spectacle fascinant avec ses mains et un projecteur. Il fait naître les ombres élaborées d’animaux ou de personnages mythiques du cinéma, le tout entrecoupé d’extraits d’œuvres de Méliès ou de Chaplin, qui font écho aux autres tours bluffants dont le spectacle est aussi parsemé. C’est drôle, poétique, beau et on en sort émerveillé. (Jessica Émond-Ferrat)

3. La websérie 7$ par jour
L’humoriste Adib Alkhalidey et le comédien Mickaël Gouin, qu’on peut aussi voir dans Mon ex à moi ces jours-ci, ont uni leurs forces pour créer la websérie 7$ par jour, disponible sur Tou.tv. Les deux comparses y jouent deux éducateurs en garderie, et même s’ils travaillent avec des enfants en bas âge, leur humour n’a rien d’enfantin. Juste assez irrévérencieux et parsemés de répliques savoureuses, les courts épisodes se dévorent en un rien de temps et on en redemande. (Jessica Émond-Ferrat)

4. Gabrielle Côté dans Javotte
Gabrielle Côté campe une Javotte fort convaincante dans le rôle-titre de la pièce adaptée et mise en scène par Jean-Guy Legault, présentée au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 11 avril. Javotte, adolescente troublée et cruelle – voire diabolique – est prête à tout pour arriver à ses fins. Elle est méchante, manipulatrice et crue. Côté joue avec justesse, franchise et aplomb cette (anti?) héroïne aux grands pieds du roman de Simon Boulerice, dans ce show très centré sur le personnage principal. (Andréanne Chevalier)

5. Le dernier Nicolas Dickner
Nous avons adoré Nikolski et Tarmac, les deux premiers romans du brillant Nicolas Dickner. Six degrés de liberté, sa toute nouvelle œuvre littéraire publiée chez Alto, est encore meilleure! On y retrouve sa plume imagée, des personnages attachants, des destins qui s’entremêlent et un brin de suspense. Une histoire où les protagonistes sont une jeune fille aux idées farfelues, un hacker génial et une criminelle employée de la GRC. En librairie. (Rachelle Mc Duff)

6. 200 millions de critiques
Deux cents millions de francophones réunis devant leur télé pour la même émission? On se doute que ce n’est pas l’objectif de 200 millions de critiques, mais son titre a piqué notre curiosité. On a ainsi pu découvrir un programme décontracté, où des journalistes du monde de la francophonie, réunis dans un studio avec vue sur les toits de Paris et la tour Eiffel, débattent de sujets culturels variés. Depuis quelque temps, c’est Julie Laferrière qui apporte la touche québécoise à ce concept original. Le dimanche à midi à TV5. (Baptiste Barbe)

7. Emile Haynie
Depuis trois semaines, aveu, on n’arrête plus de peser maladivement sur repeat, répète, repeat, chaque fois qu’on arrive à la fin de We Fall, d’Emile Haynie. Pour ce premier album, le type qui a collaboré avec tout le monde, de Lana del Rey à Eminem, a campé au Chateau Marmont (pfffff) pour enregistrer et décortiquer une peine d’amour, la sienne. La chose aurait pu se révéler cliché-trash, mais elle est juste magique. Ça sonne comme du Spiritualized et du Beach Boys époque Pet Sounds. Normal: le musicien est copain avec J. Spaceman et il a invité Brian Wilson à chanter sur une pièce (chose qui n’est pas donnée à tout le monde, on s’entend). Parlant d’entendre, les voix de Rufus et du Père John Misty résonnent aussi sur le disque, tout comme celle d’Emile qui interprète lui-même la complainte intoxiquée Dirty World (On s’excuse au passage à nos collègues qui ont dû entendre la chanson sortir en sourdine de nos écouteurs environ 2987 fois. Oups. 2988.) (Natalia Wysocka)

On se désole pour…

Les poissons pochés
Quand on était petits, le 1er avril, on découpait, avec nos ciseaux rouges à bouts ronds, un poisson un peu tout croche dans notre papier construction (une ligne droite, un bout rond, ish, faut tourner tout autour, pis une autre ligne droite, une dans le centre et voilà. À peu près.) Ensuite, on dessinait un œil et des écailles, tiens, puis on prenait notre scotch, et on choisissait un ami, ou un prof, sur qui accrocher notre œuvre. Que d’efforts dépensés pour confectionner un gentil gag! Cette attention semble néanmoins avoir été mise de côté dans le fourmillement de blagues (ouain, «blagues») dont les compagnies nous ont inondés mercredi. Juste dire quelque chose qui ne se peut pas, puis faire haha, c’est faux et y accoler son logo, c’est platte et ça enlève tout le charme inventif de la fête. Après tout, même les poissons ont besoin d’une âme. (Natalia Wysocka)

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