Culture

L’émission Les beaux malaises couronnée une fois de plus

Photo: Yves Provencher/Métro

Ses 18 nomi­nations le laissaient présager: Les beaux malaises a triomphé pour une deuxième année consécutive, dimanche, lors de la 30e cérémonie des prix Gémeaux.

Julie Le Breton a été la première à monter sur la scène de la Place des Arts pour mettre la main sur son trophée du Meilleur premier rôle féminin pour une comédie. Son acolyte Martin Matte l’a rejointe plus tard dans la soirée pour cueillir le même trophée pour un rôle masculin.

Après avoir rappelé de bons souvenirs aux téléspectateurs en mentionnant à quel point Michèle Deslauriers, qui joue sa mère, est «belle au naturel, autant qu’avec un strap on», Martin Matte a conclu, pressé par la musique: «Je ferai ma blague de la fin l’année prochaine.»

Les beaux malaises a aussi raflé le prix de la Meilleure comédie, réalisant le même tour du chapeau que l’an dernier. L’humoriste et auteur de la série n’a pas manqué de remercier son équipe technique, «qui n’a jamais débrayé», a-t-il spécifié, faisant référence aux conditions de travail des techniciens sur les plateaux de tournage d’Aetios Productions, la compagnie de Fabienne Larouche, qui ont fait couler beaucoup d’encre au cours des dernières semaines.

«On travaille fort, on fait des grosses journées, c’est un métier important, mais quand on fait des coupes qui mettent en danger la santé des travailleurs, c’est grave et il faut se le dire», a-t-il déclaré sur un ton plus grave.

«Ben Chartier est un des personnages que j’ai le plus aimé de ma carrière.» – Claude Legault

 

Drapeau blanc
La grande réconciliation, tel était le thème de la soirée. «C’est les retrouvailles, tout le monde s’aime!» a lancé Véronique Cloutier, qui animait la soirée en compagnie d’Éric Salvail, pendant le numéro d’ouverture.

C’était effectivement la première fois, après plusieurs années de bisbille et de boycott, que les compagnies de Fabienne Larouche (Aetios Productions) et de Julie Snyder (Productions J) ainsi que Groupe TVA étaient représentés dans la salle et dans les nominations.

«Fabienne Larouche, celle qui a l’imagination la plus fertile au Québec», a lancé Véronique Cloutier.

«Tout de suite après François Bugingo», a répliqué Éric Salvail.

Le ton était donné pour la soirée. Les deux animateurs n’ont pas lésiné sur les répliques cinglantes, parfois en bas de la ceinture, pour faire rire la foule pendant leur numéro d’ouverture.

«Il faut que les diffuseurs continuent de faire de la télé jeunesse d’ici.» – Éric Paulhus

 

«On le comprend tous, qu’il faut que tu animes 14 shows à V pour accoter les cotes d’écoute que tu faisais à TVA», a d’ailleurs envoyé Véro à son co-animateur.

Si Julie Snyder a fièrement récupéré le trophée de la Meilleure série de variétés ou des arts de la scène, les comédiens de Unité 9 sont repartis bredouilles.

Mais la série coup de cœur du public n’a pas été écartée pour autant, puisqu’elle a été sacrée Meilleure série dramatique annuelle (une autre nouveauté cette année, cette catégorie remplaçant désormais celle des téléromans).

«Bonne fin de soirée à tous les détenus de la Place des Arts», a lancé l’auteure Danielle Trottier.

Le travail du réalisateur Jean-Philippe Duval a aussi été souligné lors de l’Avant-gala.

«Avec toute l’équipe qui m’entoure, c’est comme si on donnait la Coupe Stanley au préposé au bâton.» – Jean-René Dufort

 

La série quotidienne 30 vies, écrite par la profilique Fabienne Larouche, a aussi été récompensée, raflant les Gémeaux de la Meilleure série dramatique quotidienne et du Meilleur texte. Avec ces reconnaissances, on peut espérer que la hache de guerre soit enterrée pour de bon.

La populaire série policière 19-2 a été sacrée Meilleure série dramatique saisonnière, alors que Claude Legault, l’interprète du vaillant Ben Chartier, a raflé le trophée du Meilleur rôle masculin.

«Je ne pouvais pas rêver d’une distribution plus intelligente, plus talentueuse.» – Macha Grenon

 

Sans grande surprise, c’est Macha Grenon (réussissant à ne pas pleurer) qui a remporté le prix du Meilleur rôle féminin pour son percutant personnage de Nathalie dans Nouvelle adresse, une série dans laquelle on a appris à connaître la touchante famille Lapointe.

Les animateurs ont d’ailleurs fait remarquer que le thème de la famille était très cher à la télévision québécoise. Accompagnées de la voix d’Émile Proulx-Cloutier, des images des familles les plus célèbres de notre télé ont défilé, des Plouffe à Un monde de Charlotte.

Une soirée sympathique, somme toute, bien qu’elle se soit déroulée à toute allure.

Les gagnants
Les statuettes remises dimanche soir:

  • Meilleure série dramatique saisonnière. 19-2
  • Meilleure série dramatique annuelle. Unité 9
  • Meilleure série dramatique quotidienne. 30 vies
  • Meilleure comédie. Les beaux malaises
  • Meilleure série de variétés ou des arts de la scène. La Voix
  • Meilleur premier rôle masculin – série dramatique saisonnière. Claude Legault (19-2)
  • Meilleur premier rôle féminin – série dramatique saisonnière. Macha Grenon (Nouvelle adresse)
  • Meilleur premier rôle masculin – série dramatique annuelle. Guy Nadon (O’)
  • Meilleur premier rôle féminin – série dramatique annuelle. Sophie Lorain (Au secours de Béatrice)
  • Meilleur premier rôle masculin – comédie. Martin Matte (Les beaux malaises)
  • Meilleur premier rôle féminin – comédie. Julie Le Breton (Les beaux malaises)
  • Meilleur premier rôle – jeunesse. Éric Paulhus (Les Argonautes)
  • Meilleure animation – humour, série ou spécial de variétés. Jean-René Dufort (Infoman)
  • Meilleure animation – jeu, téléréalité. Alexandre Barrette (Taxi payant)
  • Meilleure animation – émission ou série d’entrevues ou talk-show. Éric Salvail (En mode Salvail)
  • Meilleure animation – affaires publiques, magazine d’intérêt social. Alain Gravel (Enquête)

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