Critiques CD: Ingrid St-Pierre, Julie & The Wolf, Oxmo Puccino…
Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ingrid St-Pierre, Julie & The Wolf, Ludovico Einaudi et Oxmo Puccino.
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Plume magique Ingrid St-Pierre Tokyo Note: |
Qu’elle fasse parler une vieille dame disant adieu à sa demeure (la bouleversante 63 Rue Leman) ou la maîtresse d’un homme marié (La ballerine), ou qu’elle raconte les manigances d’une agoraphobe pour réunir des amants (Les aéronefs, qui rappelle le style de Pierre Lapointe), Ingrid St-Pierre a toujours la plume aussi magique. Les arrangements subtils de Philippe Brault épousent la palette d’émotions dans laquelle Ingrid navigue avec plus d’aplomb que jamais, et on ne peut que retomber sous le charme.
– Jessica Émond-Ferrat
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Spectre Julie & The Wolf Ablaze Note: |
Plongée en eaux troubles, ce premier album à la réalisation raffinée de Julie (Thériault) and the Wolf (Merzbacher), c’est l’alliance entre le piano de la première, musicienne classique au jeu à la fois puissant et délicat, et la voix du second, chanteur métal aux tonalités intenses et habitées. Avec ses influences industrielles (y a comme un écho de NIN), Ablaze résonne d’ambiances graves et spectrales. Tandis que les mots de Wolf se font déchirants, Julie laisse courir ses doigts sur les touches. Et ça nous prend aux tripes. Juste là. Julie & The Wolf
– Natalia Wysocka
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Organique Ludovico Einaudi Elements Note: |
J’adore tout ce que fait le musicien italien Ludovico Einaudi. Elements ne fait pas exception. Ce n’est pas pour rien que sa musique instrumentale est souvent utilisée en cinéma: elle est accessible. On peut l’écouter n’importe quand, n’importe où. Sur cet énième album, il nous berce de ses mélodies organiques émouvantes. Et sur quelques pièces, il est accompagné de l’orchestre Amsterdam Sinfonietta, ce qui donne un ton plus dramatique à sa musique.
– Rachelle McDuff
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Galaxical Oxmo Puccino La voix lactée Note: |
Après 20 ans de carrière, Oxmo Puccino écrit toujours des paroles aussi empreintes de sagesse. Sur son huitième album, La Voix lactée, le rappeur français ausculte les rêves des hommes sur des textes qui, pour le dire dans ses mots, nous «empiffrent […] d’un lexique fantastique». Toutefois, en termes de rythme, les morceaux ne dégagent pas tous la même énergie. Aux côtés des graves et puissantes Une chance, À cheval sûr ou Gravir ce monde, plusieurs pièces plus lentes ou trop cérébrales nous ont laissé songeur.
– Maxime Huard



