Culture
21:51 2 février 2016 | mise à jour le: 3 février 2016 à 10:51 Temps de lecture: 2 minutes

Rams: Belle bête

Rams: Belle bête
Photo: Cohen Media

Œuvre tendre et sensible, parsemée, çà et là, de subtiles touches d’humour, Rams (Hrútar) est repartie du dernier Festival de Cannes avec le Grand Prix de la section Un certain regard. Facile de comprendre ce qui a séduit le jury présidé par Isabella Rossellini : le scénario comme la réalisation de l’Islandais Grímur Hákonarson, qui dédie ce film à la mémoire de sa mère, capte avec finesse les épreuves traversées par deux frères bergers, solitaires et têtus, qui vivent côte à côte, mais ne s’adressent plus la parole depuis des décennies.

Porté par leur silence rempli de remontrances, le long métrage aux tonalités gris-turquoise et brumeuses, sublimées par la direction photo de Sturla Brandth Grøvlen, est meublé par le hurlement du vent, par le bêlement des bêtes, par le bruit du moteur des quatre-roues, par les occasionnelles insultes que les frangins fâchés se lancent et par les échanges entre villageois, inquiets de la rumeur qui gronde selon laquelle un virus menacerait de se répandre et de contaminer les troupeaux. Une belle histoire de résistance, de fraternité, de pardon.

En version originale islandaise avec sous-titres anglais
Mercredi soir à 19 h 30

Centre Phi

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