Ahuntsic-Cartierville

Raymond Ayas, candidat du Parti populaire du Canada à Ahuntsic-Cartierville

Raymond Ayas, candidat du Parti populaire du Canada à Ahuntsic-Cartierville
Photo: Collaboration spéciale

Le candidat du PPC à Ahuntsic-Cartierville est un agent immobilier établi. Père de quatre enfants, il a fait le saut en politique séduit essentiellement par le programme économique de la formation politique de l’ex-député conservateur, Maxime Bernier.

S’il est difficile à définir sur le plan idéologique, M. Ayas dit se déterminer en fonction de ses nécessités politiques. «Au niveau de la liberté d’expression qui est traditionnellement une valeur de gauche, je suis de gauche. Au niveau économique je suis plutôt de centre droit, car je crois que le gouvernement a une certaine place, mais je veux qu’il y’en ait moins. Pour l’équilibre budgétaire, je suis probablement à droite.»

Il prône absolument la liberté d’entreprise associée à une réduction importante des impôts et une déréglementation tous azimuts, il refuse d’être qualifié de libertarien.

L’idée-force qui le motive le plus demeure, le retour rapide à l’équilibre budgétaire. «Les conservateurs veulent le faire dans cinq ans, cela veut dire qu’il faudrait voter pour eux deux fois. Nous nous voulons un budget équilibré dans deux ans.»

Immigration durable?

Outre l’économie, un des sujets qui tient à cœur à M. Ayas, l’immigration. Il prône une limitation de 100 000 à 150 000 nouveaux arrivants au Canada par an. «Nous voulons au moins 50% d’immigrants économiques, moi j’en voudrais 80%.»

C’est sa réponse au taux d’immigrants économiques qui rentrent au pays chaque année supposément faible.

«Nous avons 26% d’immigration économique selon les chiffres que nous avons produits», soutient-il. Cette portion s’élève en fait à 60% selon Statistiques Canada pour environ 250 000 entrées par année.

«Nous avons besoin d’un plan d’immigration durable, assure-t-il. Ceux qui viennent doivent venir pour s’intégrer et cela ce n’est pas seulement en parlant la langue française ici au Québec ou la langue anglaise ailleurs au Canada. On s’intègre par le travail.»

Actions rapides en environnement

Quand on lui parle d’environnement, M. Ayas assure qu’il n’est pas climatosceptique, toutefois il rejette les démarches défendues par tous les autres partis en matière de réduction des gaz à effet de serre (GES).

«Notre politique vise à assainir nos cours d’eau et protéger les écosystèmes. Nous allons agir sur les GES. Mais nous voulons des actions mesurables qui auront un impact immédiat.

Soutenir Chabanel

Localement, le candidat soutient le développement de Chabanel, le secteur économique clé de la circonscription qui a subi de plein fouet les délocalisations à partir des années 1990. Il souhaite en faire maintenant une destination pour les entrepreneurs, mais sans une intervention politique directe.

Lui même a déménagé ses bureaux à Chabanel récemment convaincu par la qualité des immeubles et des bureaux rénovés aux loyers imbattables à Montréal. «Il y a eu un changement de mentalité chez les propriétaires (…) ils ont revitalisé leurs immeubles.»