Ahuntsic-Cartierville

Jean-Michel Lavarenne, candidat du parti Vert

Jean-Michel Lavarenne, candidat du parti Vert
Photo: Collaboration spécialeJean-Michel Lavarenne, candidat du parti Vert à Ahuntsic-Cartierville.

À 47 ans, Jean-Michel Lavarenne s’est engagé en politique inspiré par son fils de 16 ans. «Il manifeste contre l’inaction des gouvernements face au réchauffement climatique. Nous devons répondre aux jeunes qui demandent un avenir pour les futures générations», dit-il.

Fondateur d’une startup de développement de logiciels à Montréal, M. Lavarenne expose plusieurs idées pour revitaliser le secteur Chabanel. Il cite à ce sujet le Mile End. «Il y avait là-bas des lofts qui étaient d’anciennes manufactures qui ont fermé. Ils accueillent aujourd’hui les entreprises à la fine pointe des nouvelles technologies.»

Pour lui l’avenir de Chabanel réside dans la création d’un nouveau hub technologique. «En matière d’intelligence artificielle, nous sommes une plaque tournante à Montréal. Le monde de l’informatique change extrêmement rapidement, tout le temps. Nous avons un leadership dans ce domaine.»

Il trouve également un lien naturel entre sa profession, les nouvelles technologies et le parti Vert pour lequel il milite. «Dans notre programme, nous voulons faire face à la perte d’emplois occasionnée par le développement de l’intelligence artificielle.»

Le développement économique envisagé par le parti Vert nécessite le recours aux nouvelles technologies. «Nous voulons créer un réseau électrique planétaire pour accélérer la transition énergétique. Ainsi, les pays qui ont recours aux énergies fossiles pour produire du courant pourraient être alimentés par des sources propres venant de très loin.»

Penser local

Au niveau local, M. Lavarenne estime avoir offert une plus grande nouvelle visibilité au parti Vert à Ahuntsic-Cartierville. Il a ouvert un local électoral sur la promenade Fleury et fait du porte-à-porte quasi quotidiennement.

«J’ai mis de côté mes activités professionnelles le temps de la campagne.» Aidé par des amis et des membres de sa famille, il a placardé des affiches partout. Il est convaincu que cette mobilisation payera.

Face aux électeurs, M. Lavarenne affirme que les arguments les plus porteurs sont ceux qui parlent du quotidien. «Dans notre programme, nous voulons investir dans l’économie verte et l’économie circulaire», souligne-t-il.

Cela se traduit par un discours plus direct. «Toute la nourriture que nous importons coûte cher en émission de gaz à effet de serre (GES), relève-t-il. Par ailleurs, le réchauffement climatique aura un impact sur la production agricole mondiale. Avec neuf fermes Lufa, on nourrit tout Montréal.»

Cela est d’autant plus parlant que les premières serres Lufa ont été créées à Ahuntsic-Cartierville alors que d’autres entrepreneurs dans la circonscription veulent développer l’agriculture sur les toits. Cette propension à encourager la production locale va encore plus loin.

«Il faut aider les gens qui veulent investir dans le commerce de vrac, les gens qui veulent produire des savons ou des brosses à dents. C’est une excellente tactique pour réduire les émissions de GES.»