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Le patron, un compagnon

Dans mon livre Mon boss chez le psy, j’utilise une métaphore animalière pour décrire votre relation avec votre patron. J’y indique qu’adopter un patron, c’est comme adopter un animal de compagnie. Au début, on l’idéalise et on espère que tout ira bien. Puis, on se rend compte qu’il a de petites habitudes agaçantes (aboiements incessants, agressivité, etc.) On comprend alors qu’il faudra le dresser avant de vraiment l’apprécier.

Quoi? «Dresser» votre patron? Absolument. Deux outils sont à votre disposition pour y arriver : la confrontation et les félicitations. Dans ce contexte-ci, le mot confrontation n’est pas nécessairement péjoratif. Votre patron n’est pas dans votre tête, il ne vit pas votre réalité. Il est possible qu’il se sente à la hauteur alors que certains de ses comportements vous nuisent. Dans ce cas, vous devez le lui dire et lui suggérer d’autres comportements.

Par exemple, s’il attend trop avant de prendre une décision et que cela vous place dans une situation
difficile, expliquez-lui les impacts de ce comportement et proposez-lui de nouvelles façons de faire. Si vous montrez que vous avez à cœur de mieux faire votre travail, il devrait tendre l’oreille et faire quelques efforts.

Ensuite, n’hésitez pas à remarquer ses efforts et à le féliciter. Les gens ont tendance à répéter les gestes qui leur ont valu des félicitations, en espérant que celles-ci continueront. Votre patron ne fait pas exception. Dans notre exemple, vous le féliciteriez de vous avoir répondu rapidement en lui disant que ça vous aidera à mieux faire votre travail.

On a souvent tendance à penser que, dans une organisation, les félicitations doivent venir du patron. C’est faux. Toute personne apprécie qu’on remarque ses bons coups. Ne privez pas vos supérieurs d’une rétroaction positive quand l’occasion se présente.

Confrontation et félicitations. N’hésitez pas à utiliser ces deux outils. En adoptant ce patron, vous en êtes devenu responsable. Oubliez l’image de l’employé passif qui se contente de subir sans avoir d’emprise sur sa réalité. Vous pouvez faire une différence dans votre organisation. Vous pouvez faire en sorte que votre patron s’améliore et passe de simple gestionnaire à leader.

Bien sûr, il se peut que vous constatiez que vous avez fait un mauvais choix, que vous ne serez jamais bien ensemble. Dans ce cas, inutile de vous torturer. Trouvez un patron qui saura vous satisfaire, et souhaitez à votre patron actuel de trouver quelqu’un avec qui il pourra faire un bout de chemin.

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