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Un examen mal traduit fait des vagues

Le Collège des médecins de famille du Canada se montre disposé à améliorer la traduction en français de l’examen qu’il fait subir aux candidats qui veulent obtenir un permis.

Le quotidien Le Soleil a révélé que l’examen du printemps dernier était si mal traduit que la copie anglaise laissée à l’avant de la classe était souvent nécessaire pour comprendre certaines questions.

Les résidants en médecine du Québec étaient ainsi aux prises avec des termes imprécis, ou carrément erronés, et avec des questions floues. Ainsi, l’expression past medical history (antécédents médicaux), a été traduite par «histoire de la maladie actuelle».

L’anglais lumpectomy, qui signifie «retrait d’une tumeur cancéreuse», est devenu «lumpectomie», un mot qui n’existe pas en français. En outre, le mot sensibilité était utilisé comme en anglais (sensibility), c’est-à-dire au sens de «douleur». Cela porte à confusion, parce que douleur et sensibilité ne veulent pas dire la même chose. Et c’est sans compter les problèmes de syntaxe qui empêchent parfois de bien saisir le sens d’une phrase.

Des candidats pénalisés

Certains candidats affirment que cette situation perdurerait depuis plusieurs années et pénaliserait les francophones. Mais le Collège jure que ce n’est pas le cas et que tout est fait pour que la traduction soit aussi fidèle que possible.

La directrice aux affaires professionnelles du Collège, Francine Lemire, admet que des inquiétudes sont exprimées chaque année et qu’on essaie d’améliorer constamment les examens. Elle soutient que la traduction est faite par des spécialistes de la terminologie médicale, mais affirme qu’il va falloir améliorer les choses.

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