145 heures de travail supplémentaires par année
Le 9 à 5 serait en voie de disparition, si on en croit un récent sondage Workopolis. Au Canada, la population active est au bureau en moyenne près de trois heures de plus que ce que le patron demande chaque semaine, ce qui représente un total de 145 heures supplémentaires par année.
Bien que les Québécois respectent davantage le 37,5 heures par semaine, il reste que près du tiers des salariés québécois travaillent plus de 41 heures chaque semaine.
Plus d’heures, mais pas plus d’efforts
Travailler beaucoup d’heures prouve-t-il nécessairement que l’on travaille fort? Pas réellement, révèle l’étude. Trois principaux facteurs permettraient de déterminer si l’on travaille fort : un haut niveau de responsabilité, un haut niveau de concentration ou d’effort intellectuel et une charge de travail plus lourde que la moyenne.
Au Québec, on mesure aussi l’effort qu’exige un travail par le stress qu’il génère. Ainsi, 53 % des Québécois considèrent que les gens qui travaillent fort doivent endurer beaucoup de stress et 60 % admettent qu’ils considèrent qu’ils travaillent fort lorsqu’ils doivent composer avec le stress.
Dans l’ensemble, le tiers (32 %) des Canadiens affirme travailler «trop fort», alors que 6 Canadiens sur 10 (59 %) pensent que leur niveau de travail est «adéquat». Toutefois, 9 % avouent «ne pas travailler assez fort». L’âge est un facteur important, puisque 40 % des répondants de 50 ans et plus disent travailler trop fort, alors que c’est le cas de 20 % des 16 à 24 ans.