Une bonne récolte pour une future horticultrice
Le moins que l’on puisse dire c’est que Marie-Claude Sarrazin a la main verte. Cette étudiante en production horticole au Centre de formation agricole de Mirabel a déjà été col bleu pour la ville de Laval, employée dans une pépinière et dans un magasin de jardinage intérieurs et elle sait même conduire des tracteurs.
«Il faut être passionné pour rentrer dans ce domaine-là», précise la future horticultrice. Sa passion lui a permis de gagner un prix au concours Chapeau les filles, qui récompense chaque année les étudiantes qui ont choisi un domaine traditionnellement masculin.
«On a plus de filles présentement, car la plupart des personnes qui ont lâché les cours sont des garçons», raconte-t-elle néanmoins de son propre programme d’études.
Persévérance et ambition
Ce n’est pas Marie-Claude qui va lâcher le cours. Persévérante, elle a déjà accumulé deux DEP (en horticulture et en fleuristerie), ainsi qu’une attestation professionnelle du Jardin botanique de Montréal.
Elle est ambitieuse aussi : le but ultime de cette métisse mohawk est de se lancer dans l’agrotourisme en se spécialisant dans la culture de plantes traditionnelles amérindiennes. «J’ai deux passions, les plantes et la culture amérindienne; mon projet, c’est d’assembler les deux», affirme-t-elle.
«Je veux produire des encens indigènes. À long terme, je ferais des tisanes et des plantes médicinales traditionnelles», précise Marie-Claude Sarrazin.
Avant cela, elle aura besoin de redoubler d’efforts pour pouvoir acheter des équipements et de la terre. Mais on finit toujours par récolter les fruits de ses efforts. En tout les cas, la récolte a commencé avec un prix!