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Les enfants d'immigrants se tirent bien d'affaire

La plupart des immigrants de deuxième génération étudient plus longtemps et gagnent un meilleur salaire que les enfants de parents nés au Canada, d’après une nouvelle étude de l’Institut de recherche en politiques publiques.

Selon l’auteur de l’étude, Miles Corak, la mobilité sociale qui existe au Canada s’est avérée particulièrement bénéfique pour les enfants des immigrants.

Les résultats varient ce­pen­dant selon la région d’origine. Par exemple, les filles de parents nés en Asie enregistrent les progrès intergénérationnels les plus importants du point de vue des salaires, tandis que les fils de parents nés dans les Caraïbes ou en Amérique du Sud n’affichent à peu près aucun progrès.

L’auteur constate aussi que les membres de certaines minorités visibles se retrouvent dans la même situation d’une génération à l’autre, c’est-à-dire qu’ils touchent des salaires inférieurs à la moyenne malgré une scolarité supérieure à la moyenne.

Voir plus loin
En regard de ces résultats, M. Corak affirme que la politique d’immigration doit adopter une optique intergénérationnelle à plus long terme plutôt que de s’intéresser uniquement aux résultats obtenus à court terme sur le marché du travail.

L’auteur juge qu’une politique qui a pour effet d’accroître le nombre de travailleurs moins scolarisés – par exemple, en n’admettant que des célibataires ou en augmentant le nombre de permis de travail temporaires, de sorte que les membres des familles ont peu de droits et ont difficilement accès aux prestations – est en contradiction avec l’objectif de l’intégration intergénérationnelle à long terme.

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