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Plus d'argent pour les travailleurs

Les employeurs canadiens s’apprêteraient à donner des augmentations de salaire à leurs employés. En moyenne, c’est 3 % de plus qui iraient dans les poches des travailleurs québécois, tandis que, dans le reste du Canada, la moyenne est de 3,4 %.

C’est ce que révèle une étude effectuée par l’Ordre des CRHA et CRIA (ORHRI) du Québec et publiée à l’occasion du Rendez-vous annuel de la rémunération. Après avoir sondé 2?300 organisations à travers le pays, l’ORHRI en est venue à cette conclusion pour le moins encourageante.

Les grands perdants de 2009 seront les travailleurs des secteurs public, parapublic et municipal, qui devront se contenter d’une augmentation de 2,73 %. Le personnel non syndiqué de ces secteurs aura quant à lui droit à une maigre augmentation de 2,1%, presque 1 % de moins que la moyenne québécoise.

À l’inverse, les travail­leurs des secteurs privés, ainsi que ceux des secteurs de la finance, de l’immobilier et de l’assurance arrivent en tête de peloton avec des taux moyens de l’ordre de 3,43 % et 3,21 %, ce qui les rapproche de la moyenne canadienne (3,4 %).

Les employés espèrent plus

Toujours dans le cadre du Rendez-vous annuel de la rémunération, un sondage CROP, commandé par l’ORHRI, démontre que les travailleurs s’attendent à une augmentation de 3,6 % en 2009, soit 0,6 points de  plus que ce que leurs employeurs sont disposés à leur verser.  

L’ombre d’une crise financière au Canada, a toutefois rendu les travailleurs moins optimistes quant à leur augmentation de salaire. Le même sondage révélait l’an passé que les travailleurs espéraient recevoir une augmentation de 3,9 % en 2008. Florent FrancÅ“ur, conseiller en ressources hu­maines agréé et président-directeur général de l’ORHRI confime cette tendance.

«Il est clair que les attentes sont moins élevées cette année, particulièrement chez les hommes. Cela est probablement dû à l’incertitude qui plane quant à la stabilité de l’économie canadienne face à la crise financière qui sévit chez nos voisins du sud. Les hommes occupent probablement des emplois dans des secteurs qui risquent d’être plus durement touchés comme le secteur manufacturier.»

Malgré la tendance plus marquée des hommes à craindre les répercussions d’une crise financière, ce sont les femmes qui se font moins gourmandes. Alors que leurs collègues masculins espèrent une augmentation de 3,7 % en 2009, les femmes, elles, chiffrent leurs attentes à 3,4 %.

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