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Une petite leçon de leadership

En cette période électorale, le temps est propice à parler de leadership. Avez-vous remarqué à quel point les promesses de nos politiciens ne sont pas de nature à nous donner envie de les suivre? C’est comme si elles nous laissaient de glace, comme si elles n’avaient aucune chance de se réaliser? Comment en est-on arrivé là?

Vous avez la réponse : à force de se faire promettre des choses qui ne se sont jamais concrétisées. On vous a promis un superhôpital qui se fait toujours attendre, un système scolaire qui prônera l’excellence, des routes qui désengorgeraient la circulation de Montréal… À force de faire des promesses qui ne se réalisent pas, les politiciens ont peu à peu perdu notre écoute.

C’est la même chose en entreprise. Si vous souhaitez qu’on porte attention à vos promesses ou à vos requêtes, commencez par donner l’exemple.

L’exemple du patron

Je faisais récemment une visite d’usine avec le responsable du dossier santé et sécurité de celle-ci et je devais rencontrer son patron un peu plus tard. Quand nous avons traversé le stationnement, celui-ci m’a dit de faire attention parce que, bien que la limite de vitesse affichée soit de 15 km/h sur le terrain de l’usine, les gens y circulaient facilement à 30 ou 40 km/h. «On a beau leur dire, ça ne passe pas, m’a dit mon guide. Tiens, voilà, voici mon patron. Il est à l’heure.»

Sur ce, je vois arriver la voiture du patron, une BMW très remarquable qui roulait à peu près à
50 km/h. J’ai compris que les employés n’accepteraient de ralentir sur le terrain de l’usine qu’au moment où leur patron ferait de même. Ce n’était pas l’affiche qu’ils regardaient, c’était le comportement du patron.

Vous souhaitez qu’on vous écoute? Ne soyez pas le genre de leader qui dit : «Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.» Les gens souhaitent suivre ceux dont «les bottines suivent les babines». «Walk your talk», diront les anglophones. Qui aurait envie de suivre quelqu’un qui ne semble pas intègre. Pour qu’ils aient de l’impact, vos mots et vos gestes doivent être en adéquation.

La première chose à faire, quand vous avez envie de vous plaindre que les gens ne vous écoutent pas, consiste à vous demander si vous suivez vos propres directives. Soyez conséquent. Avec le temps, cela vous apportera de la crédibilité. À ce moment, on vous écoutera et vous pourrez peut-être même songer à une carrière politique.

Alain Samson est l’auteur du livre Sois positif ou bedon reste chez vous.        www.alainsamson.net

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