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Chefs d'orchestre des communications

On dit que derrière chaque grand homme, il y a une femme. Aujourd’hui, à l’ère des communications, ce dicton pourrait bien être écrit autrement?: derrière chaque grande entreprise, institution, politicien, artiste ou personnalité publique, il y a un relationniste.

Pour façonner l’image de leur client ou, dans certains cas, leur réputation, ils ont recours à toutes sortes de stratégies (téléphone, courriel, internet, conférence de presse). Leur but : faire en sorte que le message passe.

«Ce qui est génial, c’est de voir les résultats de mon travail et de constater que les communications ont une influence», indique Miriam Lauzon, conseillère en relations publiques pour l’agence Capital-Images. Elle pense entre autres à une entreprise qui, après avoir lancé sa première offensive de communication, a dû multiplier ses points de vente et embaucher de nouveaux employés pour répondre à la demande.

Steve Flanagan, qui est bien connu pour avoir été le porte-parole d’Hydro- Québec pendant la crise du verglas, abonde dans le même sens, en se comparant au «gars des vues». «Il faut saisir l’enjeu et, par la communication, in­fluencer le résultat, ex­plique-t-il. La communication a toujours une part importante dans l’atteinte du résultat.»

Agence, entreprise ou institution
À la tête de sa propre boîte depuis quatre ans, M. Flanagan aide les entreprises à peaufiner leur stratégie de communication et donne des formations pour être porte-parole. «La consultation, c’est d’accompagner un client dans sa réflexion, dit-il. Si le besoin est important, on peut toujours l’aider à créer un groupe qui sera dédié à la communication.»

Lorsqu’il est à l’emploi d’une entreprise ou d’une institution, la nature du travail du relationniste est quelque peu différente. Il scrute chaque sphère d’activité de l’entreprise et il en vient à développer une expertise. «Il en arrive à des tactiques de communication d’une précision chirurgicale», ajoute M. Flanagan.

Dans les agences, les dossiers défilent à la vitesse grand V. «En entreprise, tu peux faire cinq gros dossiers par année. Moi, je peux en faire cinq en une semaine», relate Miriam Lauzon. En plus de faire des relations de presse, cette dernière aide des entreprises qui veulent revoir leur image.

Relationniste à son compte, Josiane Bétit compare son travail à celui qui se fait en agence par la diversité des dossiers qu’elle gère. «J’ai décidé que j’étais plutôt une généraliste dans ma façon de faire des relations de presse, mentionne-t-elle. Si j’ai un client en mode, en automobile, en sport, j’ai besoin de bien connaître tous ces secteurs.» Elle demeure ainsi à l’affût de l’actualité pour mieux conseiller ses clients.

La part de risque
Les relationnistes ont beau lancer des messages pour redorer l’image de leur client, ils ne contrôlent pas la manière dont ceux-ci seront reçus. Les journalistes et le public peuvent saisir les messages d’une façon qui n’était pas prévue. La pression monte ainsi d’un cran.

«Au bout du compte, je n’ai pas le dernier mot, rapporte Josiane Bétit. On travaille sur l’image, et elle peut être rapidement attaquée. Il faut faire attention à tout ce qui peut être communiqué sur nos clients.»  

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