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Profession: expert en sinistres

Quand le ciel nous tombe sur la tête, l’expert en sinistres vient à la rescousse. Il nous aide à récupérer la valeur de nos biens lorsque dégât d’eau, incendie ou cambriolage déstabilise notre quotidien et nous laisse ébranlés sur le seuil de notre demeure.

C’est ainsi que Vincent Gosselin, 26 ans, aborde son métier. Engagé chez ING en 2002, il considère son travail comme un service à la clientèle plus que comme un travail d’enquête. «Beaucoup de jeunes tentés par le métier se voient comme de futurs Columbo. Mais ce n’est pas tout à fait ça, l’essentiel de notre boulot! Nos clients sont dans des situations fâcheuses, voire désastreuses. Notre rôle est de les aider.»

Lorsque quelqu’un est victime d’un délit ou d’une catastrophe, l’expert en sinistres rassemble l’information nécessaire au remboursement du client. Il prend con­naissance du contrat signé entre l’assureur et le client et contacte des sources qui lui donneront l’heure juste sur la valeur des biens perdus ou des pertes encourues.

Dans les cas d’incendie, il doit aussi faire affaire avec les ingénieurs et les évaluateurs, qui lui exposeront l’étendue des dégâts. «Nous ne sommes pas des spécialistes. Nos tâches sont de faire les vérifications auprès de différentes sources, comme des commerçants dans les cas de vol, ou les estimateurs s’il y a eu un dégât d’eau, par exemple. »

De la fiction à la réalité
Bien qu’un AEC ou un DEC soit préférable, le diplôme n’est pas obligatoire. L’expert doit toutefois réussir un examen auprès de l’Autorité des marchés financiers pour obtenir un permis qui lui permette d’exercer son métier. Ce permis est renouvelable tous les deux ans.

Arrivé un peu par hasard dans le métier, Vincent Gosselin a d’abord été attiré par le cinéma avant de bifurquer et de mettre sa curiosité et son sens de l’organisation au service des sinistrés. «Il arrive que les gens ne soient pas satisfaits, quand on doit, par exemple, leur refuser le remboursement d’un bien non protégé par leur assurance, mais la plupart du temps, les gens sont contents qu’on soit là pour les accompagner et les guider dans leurs démarches. Je trouve que c’est un travail gratifiant.»

Si des cas de fraude surviennent parfois, ils ne sont pas le lot quotidien des experts en sinistres. Et si des doutes apparaissent, les preuves sont transmises à une équipe d’avocats ou de techniciens juridiques qui se charge de traiter ces cas litigieux.

Le métier nécessite une bonne dose d’écoute et d’empathie, mais Vincent, père d’un garçon d’un an et demi, essaie de ne pas ramener le travail à la maison. Confronté tous les jours aux malheurs des gens, il estime qu’il faut apprendre à garder une distance saine avec le travail.

Pas de ralentissement
«C’est un domaine où ça bouge beaucoup.On est toujours occupés.» Il y aurait un constant besoin de personnel et des possibilités d’élargir ses compétences. Comme dans le management, que Vincent Gosselin étudie présentement, ou la gestion d’équipe. «Une étude, parue l’automne dernier, prévoit un besoin d’environ 1 500 nouveaux employés par année pour les quatre ou cinq prochaines années», précise le jeune homme.  Avis aux intéressés…

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