S'orienter en pleine tempête économique
Elle alimente les discussions et occupe l’espace médiatique, mais surtout, la crise actuelle fait trembler les plus grandes économies du monde. Le secteur bancaire, l’industrie automobile, le marché mondial de la publicité et les activités manufacturières sont gravement touchés par cette crise économique qui déverse son lot de mauvaises nouvelles sur toute la planète. En pleine réflexion quant à son futur programme d’études, doit-on laisser la tempête économique influencer son projet de carrière?
«Bien que la crise économique soit préoccupante, d’autres facteurs viennent en atténuer les effets, soit la baisse démographique et le départ à la retraite de nombreux travailleurs, tient à préciser Josée Mercier, conseillère d’orientation chez Inspiration Carrière. Il y a donc de nombreuses possibilités sur le marché du travail, et ce, dans une variété de secteurs.»
Les chiffres qui ont été annoncés par Emploi-Québec le prouvent d’ailleurs : 1,3 million d’emplois à combler, un défi important que devra relever le marché du travail québécois d’ici 2016. De plus, un sondage Léger Marketing, effectué l’automne dernier auprès de dirigeants de PME, révélait que, malgré les bouleversements économiques, le recrutement et la rétention de main-d’Å“uvre qualifiée demeurent une préoccupation majeure.
La personnalité d’abord
Suivre les tendances du marché du travail, incluant les entreprises qui embauchent, les taux de placement des programmes d’études et l’évolution des secteurs d’activité, est évidemment une façon d’explorer et de se préparer au marché du travail de demain.
«Cependant, il ne s’agit pas du point de départ d’un processus d’orientation, affirme Lise Beaulieu, conseillère d’orientation. La personne doit d’abord et avant tout savoir qui elle est pour faire un choix éclairé. Autrement, c’est un peu comme aller magasiner sans savoir ce que l’on veut! Tôt ou tard, elle risque d’éprouver de l’insatisfaction quant à ses études ou à son travail et de ressentir le besoin de se réorienter.»
Ainsi, dans le choix de son futur programme d’études, le jeune doit baser sa démarche sur une donne importante : lui-même. «C’est-à-dire que le programme doit correspondre à ses intérêts, à ses aptitudes et à sa personnalité, poursuit Mme Mercier. Chacun doit déterminer le parcours qui lui convient. Les spécialistes de l’orientation peuvent l’aider à planifier ce parcours.»
Toujours de la place pour les gens compétents
L’Organisation internationale du travail de l’ONU estime à 20 millions le nombre de personnes supplémentaires qui se retrouveront au chômage sur la planète en raison de la crise économique mondiale. De quoi faire frémir! «Mais, récession ou pas, précise à nouveau Mme Beaulieu, une personne compétente et passionnée par son domaine d’activité aura toujours plus de facilité à faire valoir ce qu’elle vaut et ce qu’elle a à offrir aux employeurs.»
Et puis, des changements, qu’ils soient économiques, technologiques ou organisationnels, il y en aura dans tous les secteurs au cours d’une carrière. Comme le mentionne Mme Mercier : «Tout au long de sa vie professionnelle, il faudra s’adapter à différents changements… Ce sera beaucoup plus facile, si on aime ce que l’on fait!»
Cette chronique est un service de Septembre éditeur