Formation et emplois

L'orthophonie en pleine croissance

Comme plusieurs spécialités dans le domaine de la santé, l’orthophonie présente d’excellentes perspectives d’emploi à court et à long terme selon Emploi-Québec. «L’orthopho­niste a devant lui une foule de possibilités, et cela, pour une longue période, car les besoins sont criants dans ce domaine, confirme Marie-Pierre Caouette, présidente de l’Ordre des orthophonistes et audiologistes du Québec (OOAQ). Il travaille auprès d’une clientèle diversifiée notamment dans le milieu scolaire, dans le réseau de la santé et en pratique privée.»

Spécialiste de la parole et du langage, l’orthophoniste est appelé à diagnostiquer et à traiter les troubles qui y sont reliés. Une large proportion de ces professionnels de la santé travaille avec les enfants d’âge préscolaire et scolaire, mais aussi avec des adolescents, des personnes âgées et toute personne qui a perdu sa capacité de communiquer.

Une formation exigeante
Ne devient pas orthophoniste qui veut. La maîtrise est exigée pour exercer cette profession, et seul un excellent dossier scolaire permet de gagner sa place dans les programmes universitaires en orthophonie.

«Cette année, face à la demande croissante en orthophonie, nous avons augmenté le nombre de places disponibles à notre programme, a souligné Louise Getty, directrice de l’École d’orthophonie et d’audiologie de l’Université de Montréal. Nous acceptons 70 étudiants par année, mais nous recevons environ 350 demandes.» Ceux qui sont acceptés au baccalauréat devront ensuite maintenir une moyenne de 3.0 afin d’accéder à la maîtrise.

Les programmes de maîtrise sont offerts dans trois universités au Québec, soit McGill, Laval et Montréal (cette dernière offre – et exige – le baccalauréat en orthophonie). Il est donc possible de faire un baccalauréat dans une autre discipline, de préférence connexe au domaine de la santé, et de faire ensuite une année de mise à niveau avant de se lancer dans le programme de deuxième cycle en orthophonie.

Plus de femmes
Au Québec, 97 % des orthophonistes sont des femmes. «Comme dans la plupart des emplois en relation d’aide, on retrouve une grande proportion de femmes», rappelle Mme Getty. «Il faut aimer travailler avec les gens, mais aussi être capable de rigueur intellectuelle, d’autonomie et d’une grande curiosité», ajoute Mme Caouette.

L’âge moyen des orthophonistes est de 33 ans, ce qui entraîne de fréquents remplacements de maternité. «Les offres d’emploi sont nombreuses, souligne Mme Caouette. C’est le meilleur des mondes!»

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