Formation et emplois

Patrouilleur de ski: Métier ou passe-temps?

Bien souvent, la seule rémunération des patrouilleurs consiste à descendre gratuitement les pentes de ski. Pourtant, ce métier n’est pas qu’une partie de plaisir et requiert de véritables compéten­ces. Savoir skier ne suffit pas… même si cela reste très important. «On ne cherche pas des champions de descente, explique Corine Labelle, présidente de la Zone lau­rentienne de l’Organisation de la Patrouille canadienne de ski (OPCS). Mais on demande aux skieurs d’être capables de descendre l’ensemble des pistes de la montagne où ils feront la patrouille, peu importe les conditions», précise la femme qui patrouille au Chantecler, à Sainte-Adèle.

Pour devenir patrouilleur, il faut être majeur et avoir suivi la formation d’une organisation accréditée, la plus connue étant l’OPCS. Cette formation comprend 60 heures de cours de premiers soins, dont 15 heures de réanimation cardio-respiratoire. Puis, aux premières neiges, une journée de ski-test évalue les habiletés des recrues sur les pentes. À cela s’ajoute l’apprentissage du maniement du traîneau (pour la descente des blessés). «La première année, j’ai été surprise par tout ce qu’il fallait savoir», déclare Chantale Delaney, patrouilleuse bénévole depuis quatre ans au mont Saint-Sauveur. «Nous sommes les seules personnes entraînées pour redescendre un blessé de la montagne, car les ambulanciers ne s’y rendent pas. C’est très sérieux.»

Après avoir complété les tests théoriques et pratiques, le skieur devient membre qualifié de l’organisation. Il peut alors pa­trouiller à titre de bénévole et sera affecté à un seul centre de ski pour la saison, à raison d’un minimum de quatre jours par mois. S’il souhaite en faire son gagne-pain, il devra ensuite se faire engager par une station.

Pas une police de montagne
Les patrouilleurs assurent l’inspection des pistes, la signalisation et prodiguent les premiers soins dans les situations d’urgence. «Ils ne sont pas la police de la montagne», insiste Corine Labelle. «Ils sont surtout là pour inciter la clientèle à skier de façon sécuritaire», complète Chantale Delaney. «L’objectif est de faire cesser une manÅ“uvre dangereuse et de faire comprendre au client pourquoi», précise Corine Labelle, qui ajoute qu’un minimum d’entregent est nécessaire pour exercer ce métier. 

Articles récents du même sujet