Formation et emplois

Techniques de gestion hôtelière: Allier politesse et efficacité

Clientèle de plus en plus exigeante, récession et rythme de travail effréné : les gestionnaires hôteliers doivent faire preuve d’ingéniosité pour jongler avec toutes les contraintes de leur métier. La technique de gestion hôtelière permet aux étudiants de réussir ce tour de force tout en conservant leur courtoisie. «Nous devons faire rêver, explique Sylvie Carrière, spécialiste des clientèles étudiantes et du recrutement à l’École de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Notre secteur est en constante évolution. Nous devons être rapides et deviner les besoins des clients avant qu’ils ne prennent conscience qu’ils les avaient.»

La technique de gestion hôtelière permet aux diplômés de superviser les activités des différents services d’un hôtel d’au moins quatre étoiles. À l’ITHQ, le program­me comprend deux stages. Le premier est effectué en an­glais à l’extérieur du Québec. Le second se déroule à l’étranger. Cette formation donne accès aux études universitaires en gestion du tourisme. Environ 15 % des étudiants font le DEC-bac en partenariat avec l’UQAM. À Montréal, le Collège LaSalle offre aussi cette technique.

Portrait du métier

Les gestionnaires hôteliers accomplissent des tâches variées, assure Samuel Olivier Richard, 24 ans, qui a travaillé au Manoir Richelieu à Char­levoix et qui vient tout juste d’être embauché par Le Reine Elizabeth à Montréal. «Au Manoir, je supervisais une dizaine d’employés, raconte-t-il. Je faisais les horaires, je conseillais le personnel et je m’assurais de la satisfaction de notre clientèle.»

Le secteur de l’hôtellerie devrait connaître une pénurie de main-d’Å“uvre au cours des prochaines années. Pour l’instant, la récession modifie temporairement cette situation. «Nous ne savons pas encore quel impact a eu la crise sur nos finissants, admet Mme Carrière. Elle influence cependant le travail des gestionnaires déjà en place. Plusieurs établissements ont rationalisé leurs activités et licencié des employés. Les gestionnaires doivent ainsi travailler avec de plus petites équipes tout en effectuant les mêmes tâches.»

Samuel Olivier, quant à lui, ne regrette pas son choix de carrière. «On travaille très fort et il faut faire des compromis parce que les établissements sont ouverts 24 heures sur 24, explique-t-il. C’est stressant lorsqu’on est à nos débuts, mais on s’habitue rapidement à ce rythme. J’aime le contact qu’on entretient avec la clientèle.»

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