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Étudier à Montréal sans y laisser sa chemise

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

Étudier à Montréal sans y laisser sa chemise, c’est possible. Il suffit d’avoir quelques tours dans son sac à dos et d’être bien informé pour ne pas que les années passées sur les bancs d’école se transforment en cauchemar financier.

L’auteur du guide Étudier à Montréal sans se ruiner, Jean-François Vinet, aurait bien aimé qu’un livre comme celui qu’il vient de publier aux éditions Ulysse ait été disponible alors qu’il quittait Longueuil pour aller étudier dans la grande ville. À la fin de ses études, alors qu’il avait contracté un prêt étudiant du gouvernement, et un prêt sur une marge de crédit, et que sa carte de crédit était remplie, le jeune homme s’est retrouvé devant un casse-tête financier. Il a alors remarqué qu’il n’était pas le seul dans sa situation.

«J’ai écrit ce livre parce je trouve qu’on a tendance à banaliser l’endettement étudiant, explique celui qui est maintenant analyste des services financiers dans une association de consommateurs. Quand je suis arrivé à Montréal, je ne savais pas que les prix des logements variaient selon les quartiers, je ne savais pas comment faire mon épicerie de façon judicieuse, je ne connaissais pas les bonnes adresses pour faire des économies ni les compagnies alternatives en télécommunications. Si j’avais été mieux informé, ça m’aurait fait épargner beaucoup de sous!»

Un guide pour bien dépenser
Jean-François Vinet a donc rassemblé dans son guide Étudier à Montréal sans se ruiner une multitudes de trucs, de conseils et d’adresses pour maximiser le potentiel du portefeuille souvent pas très garni des étudiants d’ici ou d’ailleurs, de ceux qui retournent aux études, mais aussi de monsieur et madame Tout-le-monde.

Son conseil ultime à tout étudiant qui vient poursuivre ses études dans la métropole? «Ne pas être complexé par la question financière et prendre ses finances en main, affirme-t-il. Il faut poser des questions, s’interroger. Si on paye pour quelque chose, on doit avoir le réflexe de vérifier si on ne pourrait pas trouver ce produit-là moins cher ailleurs. Les vendeurs profitent du fait qu’au Québec on a tendance à ne pas trop négocier. Quand tu es étudiant, tu travailles souvent au salaire minimum. C’est ridicule que, quand vient le temps de dépenser cet argent si durement gagné, tu le fasses de façon irréfléchie!»

Autre recommandation de l’auteur : «L’ami de l’étudiant, c’est un logement propre, bien isolé et qui ne coûte pas cher. C’est la plus grande dépense à laquelle il va devoir faire face à Montréal», assure l’auteur qui présente au début de son livre une carte des prix moyens des loyers des quartiers de Montréal.

Jean-François Vinet espère que son livre suscitera chez les jeunes générations de la débrouillardise et la curiosité en ce qui a trait à leurs finances. Mais déjà, selon lui, les jeunes d’aujourd’hui sont plus conscients du risque d’endettement que leurs parents. «Les jeunes sont confrontés à l’endettement de leurs proches, note-t-il. Ils voient aux nouvelles que certains arrivent à leur retraite sans avoir les fonds nécessaires. Tous ces messages forcent les prochaines générations à s’intéresser à la question financière.»

Étudier à Montréal sans se ruiner
Éditions Ulysse
Présentement en librairie

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