Formation et emplois

Le DEC-BAC, une formule gagnante

Être admis dans un programme universitaire est de plus en plus facile pour les diplômés des programmes techniques. En effet, la formule du DEC-BAC se répand et leur permet non seulement d’être admis au baccalauréat, mais aussi de recevoir des crédits universitaires pour leurs études collégiales.

L’exemple le plus récent est l’annonce par l’Université Laval et le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) de quatre nouvelles ententes selon cette formule. Selon le Fil des évènements, le journal de l’université, les diplômés du CCNB en administration, en comptabilité, en marketing et en logistique pourront continuer leurs études en administration à Laval et y compléter leur baccalauréat en deux ans seulement. Toute la première année du
baccalauréat leur sera donc créditée.

Plusieurs possibilités

Il s’agit des premières ententes de ce genre entre une université québécoise et un établissement collégial situé à l’extérieur du Québec. Plusieurs ententes DEC-BAC semblables existent déjà entre les cégeps et les universités du Québec. La version web du Guide Choisir (ch.monemploi.com) en présente une liste complète. Les domaines visés incluent l’administration, les sciences de la vie, l’agronomie, les soins infirmiers, l’informatique et quelques autres.

Normalement, il n’est pas possible de recevoir des crédits universitaires pour des apprentissages complétés au cégep. Bien sûr, plusieurs baccalauréats sont ouverts aux diplômés des techniques collégiales. Cependant, une fois qu’ils y sont admis, ils doivent compléter tous les cours du programme, comme les autres étudiants.

Harmonisation des études
Lorsqu’un collège et une université ont conclu une entente DEC-BAC, ils harmonisent leurs programmes d’études dans un même domaine. De cette façon, les apprentissages réalisés au cours du DEC correspondent à ce que l’étudiant aurait appris durant la première année universitaire, sans compromettre les apprentissages spécifiques au DEC. L’étudiant pourra donc compléter en cinq ans les deux diplômes, au lieu des six années normalement requises.

En plus de réduire d’un an la durée des études, les programmes DEC-BAC présentent d’autres avantages. Harmoniser les deux formations permet d’éviter la répétition inutile de certains apprentissages, réduit le coût des études et permettra d’intégrer plus rapidement le marché du travail. Ce sont des avantages considérables, surtout si les frais de scolarité augmentent, comme cela semble devoir se produire.

Notons qu’un étudiant qui décide d’arrêter ses études après le collège et de ne pas continuer à l’université recevra simplement son DEC, comme tout autre finissant d’un programme collégial. Les étudiants qui en ont la possibilité devraient donc s’inscrire à un DEC-BAC. La formule semble ne présenter que des avantages. En fait, si elle continue à se répandre, il est permis de se demander si elle ne conduira pas à une remise en question du modèle commun, le
DEC préuniversitaire conduisant au baccalauréat.

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