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La Fédération des cégeps aura à l'Å“il le gouvernement

La Fédération des cégeps surveillera de près les travaux entourant le projet de loi 44 sur la gouvernance des cégeps. Elle veut que celui-ci soit adopté en même temps que le projet de loi 38, qui vise à resserrer les règles financières des universités. «Il serait aberrant de se trouver dans la situation où les cégeps seraient soumis à une loi sur la gouvernance, tandis que les universités en seraient dispensées», a affirmé le PDG de la fédération, Gaétan Boucher.

Le cheminement législatif du projet de loi sur la gouvernance des cégeps est déjà fort avancé, alors que celui des universités n’a même pas encore franchi l’étape préalable de l’adoption du principe. Ces deux projets de loi sont issus de la volonté gouvernementale de resserrer les règles à la suite de la perte financière de près de 400 M$ de l’UQAM.

La Fédération espère aussi que le gouvernement fera en sorte que la reddition de compte des cégeps sera simplifiée. Actuellement, les établissements collégiaux sont soumis à 11 lois, 13 règlements, 95 annexes budgétaires et 56 directives.  Et il n’est pas question, pour Gaétan Boucher, d’assujettir les cégeps à la loi 101. Le Parti québécois examinera cette possibilité durantson congrès national, qui se tiendra le printemps prochain.

Une telle mesure serait contraire à la nature même de l’enseignement supérieur et à la liberté de choix qui doit prévaloir à un niveau d’études postobligatoires, a avancé M. Boucher. Selon les données de la Fédération des cégeps, la proportion d’allophones et de francophones qui fréquentent le collège anglophone se situe depuis 10 ans à 8 % de la population étudiante collégiale.  

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