Formation et emplois

Créativité et psycho entre deux coups de ciseaux

Geneviève Vézina-Montplaisir - Métro

À 27 ans, Halima a déjà 10 ans de métier derrière elle. C’est à 16 ans que la coiffeuse et copropriétaire du salon Hairtime a trouvé sa voie. «Ma sÅ“ur m’a amenée voir une présentation que son coiffeur  faisait de son métier, se souvient Halima. J’ai adoré l’aspect créatif, et je me suis dit que ça serait cool de faire ça dans la vie!»

Ne faisant ni une ni deux, Halima parle alors de son projet de carrière à une amie. Cette dernière lui présente un coiffeur qui travaille au salon Barbeshop, et grâce à son enthousiasme, elle est engagée comme apprentie et assistante-coiffeuse malgré son manque d’expérience.

La jeune coiffeuse parfait ensuite sa technique à l’Académie internationale de coiffure Gandini, tout en travaillant. Après sept ans de loyaux services au salon Barbeshop, Halima et quelques amis coiffeurs ouvrent leur propre salon. «On est comme une petite coop, compare-t-elle. On est tous travailleurs autonomes, mais on a Hairtime en commun.»

Avec ses nouvelles responsabilités, Halima a dû apprendre à manier autre chose que des ciseaux. «Je dois m’occuper des payes, des horaires, des employés, des commandes», souligne-t-elle. Toutefois, c’est la coiffure qui passionne encore Halima, des milliers de coupes de cheveux plus tard. «Je m’inspire de la personnalité et du style de mon client pour créer sa coupe.»

Ce qu’Halima apprécie également de son travail, ce sont les rencontres qu’elle fait. Pas surprenant, quand on sait qu’avant de vouloir être coiffeuse, elle a voulu devenir psychologue.  «J’aime parler aux gens, je les conseille, confie-t-elle. J’ai des clientes qui ont pleuré dans ma chaise. Je suis un peu une confidente.»

Avis, donc, à ceux qui veulent manier les ciseaux : il faut être créatif et avoir de l’entregent pour réussir en tant que coiffeur. Il faut également avoir le regard tourné vers l’avenir pour être toujours à l’affût des nouvelles tendances. «Le défi, c’est de regarder toujours vers l’avant, assure-t-elle. En tant que coiffeur, il faut toujours se sortir de sa zone de confort!»

Salon Hairtime,
1675, avenue Laurier Est

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