Formation et emplois

La mémoire à l'école

Valérie R. Carbonneau - Métro

L’être humain n’emmagasinerait qu’un très mince pourcentage de l’information reçue. On est loin de la mémoire d’éléphant… N’empêche que rester actif sur les plans cognitif et social et faire de l’exercice régulièrement sont de bonnes stratégies à adopter pour prévenir ou retarder les troubles de la mémoire.

Mais d’abord, il faut préconiser les apprentissages les plus durables dans le temps, affirme Anne Décary, neuropsychologue responsable de la recherche à la Clinique de la mémoire de l’Hôpital du Sacré-CÅ“ur. «On ne doit pas attendre à la dernière minute pour étudier, même si le cerveau peut recracher toute l’information emmagasinée à la dernière minute à l’examen», affirme-t-elle. Un constat que partage William Moylan, préparateur physique et conseiller en alimentation.

«Le meilleur truc, c’est de relire et de répéter l’information,  explique Mme Décary. Et quand la quantité d’information est grande, il faut la regrouper et la synthétiser.» Pour réussir à retenir la matière d’un examen, il faut d’après la neuropsychologue, utiliser des stratégies mnémoniques, soit des stratégies d’apprentissage qui relient une image ou une phrase à un concept, selon qu’on est visuel ou auditif.

«Par exemple, pour ap­prendre les capitales des pays en géographie, on peut prendre la première lettre de la ville et former des phrases qui débutent par cette lettre. Napoléon sur son cheval blanc pourrait ainsi désigner Naples.»

À quel moment étudier?
«Idéalement, il faut étudier par tranches de 20 à 50 minu­tes et faire des pauses de 10 mi­­nutes, fait valoir M. Moylan. Et si possible, il est préférable d’étudient pendant la période de la journée où notre énergie est à son mieux». Ce dernier souligne aussi l’importance de pratiquer l’étude active, soit de lire et se poser des questions à voix haute, de discuter entre compagnons de classe et de faire des quiz.

Articles récents du même sujet