Formation et emplois

Soigner la relève

Le lancement de la première édition de l’Opération relève 2011 a eu lieu mardi. Intitulée «Le transfert d’entreprise : une affaire de cÅ“ur autant que de tête», cette initiative vise à stimuler la relève entrepreneuriale du Québec comme source importante de nouveaux entrepreneurs et à bien la préparer. L’idée derrière ce projet est de démontrer que la réussite du transfert d’une entreprise, qu’il se fasse à l’intérieur de la famille ou que le relais soit passé à l’un des employés, nécessite une bonne planification afin d’en gérer efficacement les as­pects humains, financiers et juridiques.

Dès le 23 février et pour plusieurs mois, une tournée de 13 villes et régions québécoises débutera, en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ, RCGT, BCF et le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE). Gabriel Nadon, directeur de portefeuille du Fonds de solidarité FTQ, va participer aux ateliers qui seront organisés dans les différentes villes. «Si la relève des entrepreneurs du Québec est mal préparée, le risque est que certaines entreprises soient vendues à des investisseurs étrangers et qu’il y ait des pertes d’emplois», explique-t-il. En effet, selon une étude du MDEIE réalisée en 2010, 55 000 entrepreneurs quitteront leur poste d’ici cinq ans, ce qui laissera un déficit à combler de 16 000 repreneurs en 2014.

La tournée québécoise sensibilisera les entrepreneurs à cette situation, qui pourrait devenir très problématique pour l’emploi au Québec. Elle donnera aussi une occasion aux entrepreneurs en fin de course et à ceux qui reprendront les entreprises de bénéficier de conseils adaptés à leur position. Deux ateliers seront donnés durant chaque journée d’intervention pour permettre d’aborder les préoccupations spécifiques de chacun des groupes.

«Il est indispensable de prendre en compte les aspects humains de la transaction, affirme Gabriel Nadon. Pour le cédant, l’entreprise est un peu son bébé. Il en a pris soin pendant des années et, au-delà de la décision rationnelle, la transmission de l’entreprise relève aussi de l’émotif.» Il con­vient donc d’outiller les repreneurs et les releveurs pour que le transfert se fasse sans heurts.

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