Soutenez

Étudier les interactions entre les gènes


Mettre leur savoir au profit de la communauté, c’est le pari qu’ont fait les étudiants qui participentau projet La science prend le métro. Tous les mois, Métro présente un nouveau participant. Aujourd’hui, nous rencontrons Benjamin, étudiant à la maîtrise en génomique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

Nos gènes déterminent en grande partie notre état de santé. Dans le cadre de son projet de maîtrise, Benjamin tente de construire un modèle informatique en mesure de prédire les effets des interactions de certains gènes liés au retard mental.

L’équipe de Benjamin est l’une des rares à utiliser la bio-informatique génomique dans le cadre de la problématique du retard mental. «Notre objectif est de connaître les gènes d’un individu afin d’adapter la thérapie de chaque patient à son profil génétique, explique le chercheur de 30 ans. Nous voulons savoir quels gènes sont responsables de cette maladie.»

La bio-informatique génomique est un domaine prometteur dans lequel Å“uvrent de nombreux chercheurs. «Dans le cas d’une maladie comme le cancer, pour laquelle il existe plusieurs traitements, la génomique permettrait de prédire à quel traitement le patient est le plus susceptible de répondre favorablement, explique Benjamin. En disposant de cette information, un médecin pourrait éviter de choisir un traitement douloureux et coûteux qui n’aura pas les effets espérés.»

Un fier scientifique
Partager son expérience avec le public dans le cadre de La Science prend le métro est une occasion pour Benjamin d’afficher sa fierté d’exercer une profession scientifique. «Plus jeune, j’aimais la science, mais je ne voulais pas le montrer, raconte Benjamin. Le fait d’aimer la science ne correspondait pas à ce que je croyais qu’on valorisait chez les gars, comme le fait d’être sportif. Aujour­d’hui, je suis fier d’en faire la promotion.»

Pourtant, aimer les sports n’est pas incompatible avec le choix d’une carrière scientifique. «Je suis un grand sportif, raconte l’étudiant. Pour bien comprendre comment le corps réagit à l’entraînement, il faut avoir des notions de biologie. C’est ce qui m’avait attiré au départ vers la biochimie.»

Une fois son doctorat terminé, Benjamin souhaite fonder sa propre entreprise. «J’aimerais m’orienter vers la création d’une compagnie qui pourrait concevoir des logiciels dans le domaine de la santé, dit-t-il. Avant, j’aimerais acquérir de l’expérience dans une grande société.»

Pour lire les autres articles de cette chronique, visitez le www.lascienceprendlemetro.qc.ca.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.