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Petit manifeste de la désobéissance

Avez-vous déjà dégusté un Frappuccino? Savez-vous que cette boisson, à l’origine, ne devait pas être commercialisée par Starbucks? C’est une employée d’une franchise de Santa Monica qui, malgré les interdictions, s’est entêtée à l’offrir à ses clients, puis a fait parvenir son rapport de ventes au siège social. En voyant ces résultats, Howard Schultz, le PDG de l’époque, a changé d’idée, et la boisson est devenue un succès international. N’eût été l’entêtement de Dina Campion, la compagnie serait passée à côté de ce succès.

La leçon derrière cette anecdote? Il y a des fois où les employés créatifs ne peuvent se contenter d’un non. Ils ont besoin de faire valoir leur vision, et même si cela peut passer pour de la désobéissance, ça n’en est pas.

Et vous? Y a-t-il une idée qui vous tient à cœur et que vous n’arrivez pas à faire accepter à votre em­ployeur? Si oui, vous avez le choix. Dépité, vous pouvez décider de fermer les vannes de votre imagination et de n’utiliser celle-ci, dorénavant, qu’à l’extérieur de votre lieu de travail. Dans ce cas, si vous êtes une personne créative, vous vous assécherez tranquillement. Votre travail deviendra un simple gagne-pain, et vous n’y trouverez plus le plaisir que vous y ressentez actuellement.

Vous pouvez au contraire vous entêter. Trouver des manières de faire avancer vos idées sans nuire à votre travail. Influencer les gens qui vous entourent afin d’obtenir leur appui. Vous renseigner en dehors des heures de travail afin de documenter vos idées. Bref, désobéir sans nécessairement vous rebeller.

Cette dernière option est la meilleure si l’avenir de votre organisation vous tient à cœur. Bien sûr, il est possible que votre idée ne soit pas aussi géniale que vous le pensez. Si c’est le cas, vous finirez par vous en rendre compte et en tirerez une leçon, ce qui aura pour effet d’améliorer vos prochaines idées et la manière dont vous les ferez valoir.

Il se peut aussi, si votre patron est complètement fermé aux nouvelles idées, que vous perdiez votre emploi. Mais serait-ce la fin du monde? Il y a pire. D’autant que, si vous êtes le moindrement créatif, la possibilité d’avoir dans votre prochain emploi un patron ouvert aux idées nouvelles devrait vous allumer plutôt que vous éteindre.

Vous avez à cœur d’améliorer les résultats de votre organisation? Abordez votre travail avec intérêt et curiosité. Posez-vous des questions et, pour y répondre, misez sur votre créativité. Ensuite, lancez-vous!

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