Profession : assureur
«Nos principaux défis pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre sont d’attirer les jeunes et de changer l’image de la profession», déclare Me Robert LaGarde, président de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages.
Certains clichés ont la vie dure : selon un sondage Omnibus réalisé en avril dernier, plus de 20 % des répondants perçoivent la profession comme ennuyante ou routinière, et présentant très peu de débouchés. Par ailleurs, 14 % croient toujours que le travail d’un professionnel de l’assurance consiste à faire du porte-à-porte.
Tour d’horizon des fausses idées reçues les plus répandues sur la profession.
Une profession routinière
«Notre métier est tout sauf répétitif», assure Stéphan Bernatchez, président du Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ). «Nous sommes des multispécialistes et nous devons sans cesse mettre à jour nos connaissances sur les nouveaux produits, les nouvelles lois, pour fournir au client le produit qui correspond le mieux à ses besoins.»
L’assureur, de par la diversité des clients avec lesquels il traite (entreprises ou particuliers), doit bien connaître l’environnement dans lequel ces derniers évoluent. Le Québec compte 220 000 PME, donc «autant de plans d’affaires différents auxquels le spécialiste des assurances devra s’adapter», précise Robert LaGarde.
Le porte-à-porte : une image surannée
Oubliez également le cliché du professionnel en veston qui frappe aux portes pour vendre des produits d’assurance. «C’était peut-être vrai il y a 70 ans, s’exclame Stéphan Bernatchez, mais c’est une image totalement dépassée! Il existe aujourd’hui des méthodes beaucoup plus dynamiques pour se constituer une clientèle.» On pense entre autres au référencement web, aux médias sociaux, à la publicité ciblée dans les médias spécialisés…
D’ailleurs, le «démarchage» concerne presque exclusivement les courtiers en assurance. «Soixante-dix pour cent des courtiers travaillent dans des cabinets employant entre 10 et 50 personnes, précise M. Bernatchez, des entreprises qui possèdent donc des clientèles bien établies.» Finalement, le démarchage constitue une infime partie du travail d’assureur.
Plus que de simples vendeurs
À côté du courtier entrepreneur, de nombreux profils sont recherchés dans le domaine. «Si vous êtes du genre curieux et aimez poser des questions, vous pourriez devenir expert en sinistre», suggère le président du RCCAQ.
Ce professionnel qui analyse les faits et les circonstances entourant un sinistre, à la manière d’un détective, est en demande : près de 300 nouveaux postes seront offerts en 2012. «Si vous êtes attiré par le service à la clientèle, vous êtes fait pour être agent au sein d’une compagnie d’assurances», poursuit M. Bernachez. En effet, près de 500 nouveaux postes d’agents seront à combler d’ici l’année prochaine.
Pas nécessaire d’avoir un diplôme
«L’industrie privilégie à 75 % des gens qui ont complété une formation collégiale», assure Robert Lagarde, de la Coalition pour la promotion des professionnels en assurance.
Selon un sondage effectué par la Coalition, le diplôme d’études collégiales en conseil en assurances et services financiers demeure le diplôme le plus souvent privilégié lors de l’embauche de professionnels.
Pour ceux qui recherchent une formation plus courte, de nombreux cégeps offrent une attestation d’études collégiales (AEC) soit en assurance de dommages, soit en assurance de personnes.
Ces formations collégiales préparent à l’examen de certification délivré par l’Autorité des marchés financiers, certificat qu’il est obligatoire de détenir pour solliciter un emploi dans le domaine des assurances.