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Des coopérants à l'étranger racontent leur histoire

Deux jeunes coopérants racontent leur expérience à l’étranger.

Bernard Lefrançois, 34 ans
Ingénieur sans frontières


Quel est votre projet?

Je suis à la fin de mon premier mandat de 12 mois avec Ingénieurs Sans Frontières Canada (ISF) au
Burkina. Je travaille en entrepreneuriat rural agricole, plus particulièrement dans l’appui aux organisations de producteurs.


En quoi avez-vous étudié?

J’ai un baccalauréat en ingénierie et quatre ans d’expérience dans une boîte de consultants en environnement. Bien que ce soit plus ou moins en lien avec ce que je fais ici, il y a de nombreuses compétences que j’ai pu transférer d’un milieu à l’autre.


Qu’est-ce qui vous a incité à vous impliquer à l’étranger?

Premièrement, j’avais le désir de partager le quotidien de gens qui sont matériellement démunis afin de mieux comprendre leur réalité. Deuxième­ment, je nourrissais l’ambition de collaborer avec eux afin de faire tomber les entraves à leur épanouissement.


À votre avis, quelles sont les qualités nécessaires pour se diriger vers la coopération internationale?

Je crois qu’il y a de la place pour tout le monde en coopération. Par contre, à la base, il faut au moins avoir l’esprit ouvert et être prêt à s’ouvrir à la réalité de l’autre.


À votre retour, continuerez-vous à vous impliquer?

Chose certaine, j’ai scellé ici mon engagement en tant qu’acteur de changement social. Ce sera sûrement au centre de mon action pour la suite.


Fannie Lorrain, 27 ans
Vocation : coopérante


Comment avez-vous commencé à vous impliquer dans le milieu de la coopé­ration internationale?  

À 15 ans, j’ai participé à un stage au Pérou avec le Club 2/3 et ça a été une révélation! Je suis ensuite partie au Brésil avec Québec sans frontières, j’ai été animatrice dans un centre de réfugiés en Belgique, puis accompa­gna­trice d’un groupe avec Oxfam en République dominicaine. Toutes ces expériences m’ont beau­coup touchée et il est clair que c’est la coopération internationale qui a modelé la personne que je suis. Par ailleurs, je serai accompa­gnatrice d’un groupe au Honduras le printemps
prochain dans le cadre d’un stage environnemental et agroalimentaire avec l’organisme Mer et Monde.


Vous êtes présentement inscrite au Certificat en coopération internationale. Que vous apportent ces études?

Jusqu’à maintenant, mon parcours a surtout été fait d’expériences sur le terrain. Ces études m’aideront à me professionnaliser et à me spécialiser.


Avez-vous des conseils à donner aux gens qui songent à s’impliquer dans le milieu de la coopération internationale?

Ce n’est pas un milieu qu’on choisit pour faire de l’argent; il faut surtout avoir des convictions. À quelqu’un qui souhaite faire sa place dans le milieu, je conseillerais de commencer à s’impli­quer le plus tôt possible. Et surtout, il ne faut pas penser qu’on va changer le monde, il faut simple­ment se dire qu’on peut faire une différence.

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