Main-d’œuvre recherchée dans le commerce de détail
Qu’il s’agisse de commis, de directeurs, de superviseurs ou de vendeurs, les besoins en main-d’œuvre sont importants dans le commerce de détail.
Et plusieurs raisons expliquent ce phénomène. «Quand il y a plus de monde, il y a également plus de consommateurs», analyse Patricia Lapierre, directrice générale de Détail Québec, le comité sectoriel de la main d’œuvre du commerce de détail.
D’autres facteurs, comme la croissance démographique et les nouvelles bannières qui arrivent sur le marché, combinés à des bas taux d’intérêt et à un chômage stable, favorisent la bonne santé de l’économie commerciale.
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Le roulement du personnel, attribuable aux conditions de travail difficiles et aux bas salaires, contribue également aux besoins de main-d’œuvre, surtout dans le secteur de l’alimentation et du commerce de détail. «Par contre, il faut distinguer le roulement du personnel de la croissance du secteur, car ce facteur ne crée pas d’emploi», précise Mme Lapierre. Et la mobilité des employés, que ce soit après une promotion ou un abandon de poste, touche le secteur dans son ensemble.
Voici un aperçu de certains postes en demande.
Commis
Revenu annuel moyen d’emploi à temps plein en 2005 : 23 000 $
Ce poste d’entrée, souvent occupé à temps partiel, le soir et la fin de semaine, peut exiger l’obtention d’un diplôme d’études secondaires (DES) et des compétences comme le service à la clientèle ou encore la gestion des stocks. Généralement, l’expérience s’acquiert sur le tas et peut rapidement mener à des postes plus importants.
Vendeur
Revenu annuel moyen d’emploi à temps plein en 2005 : 30 000 $
La diversité des produits sur le marché et l’importance du service-conseil expliquent la forte demande de main-d’œuvre dans cette profession. Les vendeurs et commis-vendeurs doivent souvent être titulaires d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) en vente-conseil ou en vente de produits de quincaillerie. Des connaissances et un intérêt marqué pour le domaine d’activité sont nécessaires.
Superviseur
Revenu annuel moyen d’emploi à temps plein en 2005 : 33 000 $
Les superviseurs sont très souvent promus après avoir acquis de l’expérience au sein de l’entreprise. Ils doivent détenir, en plus d’un DES, un diplôme d’études collégiales en Gestion de commerces, donné dans plusieurs cégeps du Québec. En plus de bien connaître l’entreprise, le superviseur doit posséder de solides aptitudes en ressources humaines, en bureautique, en service à la clientèle et en gestion des stocks.
Directeur
Revenu annuel moyen d’emploi à temps plein en 2005 : 39 000 $
Comme les superviseurs, les directeurs, les gérants et les propriétaires d’établissement de commerce de détail accèdent à ce poste après avoir accumulé plusieurs années d’expérience dans le domaine. Même s’ils sont souvent titulaires d’un DEC en Gestion de commerces, l’obtention d’un diplôme universitaire en marketing ou en administration des entreprises, par exemple, peut également être pertinente.