Les habitudes les plus dérangeantes au bureau
Selon une étude, il vaudrait mieux éviter certains mots et attitudes pour garder un environnement de travail sain.
Utiliser un jargon professionnel comme «une approche originale, mais pas révolutionnaire», «élargir ses horizons et innover» et «valeur ajoutée» vous rendra impopulaire auprès de vos collègues et pourrait affecter l’atmosphère du bureau. C’est ce qu’a révélé une nouvelle étude sur les pires habitudes au travail, menée par l’Institute of Leadership and Management (ILM), au Royaume-Uni.
Près de 64 % des sondés se sont plaints du «jargon de gestionnaire». Les collègues en retard aux réunions irritent 65 % des répondants, alors que 60 % ont des problèmes avec les commérages. Le refus de faire du café pour tous et l’habillement sont deux autres facteurs récurrents d’exaspération.
L’étude conseille aux dirigeants de se pencher sur ces petits tracas activement, car même s’ils semblent banals, l’irritation peut rapidement les transformer en de sérieux problèmes.
«On considère ces tracas comme des irritations mineures, mais il y peut y avoir un effet boule de neige, explique David Pardey, le chef des recherches et des politiques chez ILM. Si personne n’entreprend d’action, les gens le percevront comme un manque d’intérêt ou de respect. Ça peut aller jusqu’à la démission d’employés, ou dans le cas du commérage, à des procédures judiciaires pour des cas d’intimidation.»
Les gestionnaires doivent s’occuper de tels problèmes, ajoute M. Pardey. «La première fois qu’un de ces tracas survient, le gérant n’est pas responsable. La 10e fois, par contre, il lui incombe de s’occuper de la situation.»
Souvent, on attribue aux longues heures de travail l’exaspération dont font preuve les collègues les uns envers les autres. Mais Jonny Gifford, conseiller au Chartered Institute of Personnel and Development, n’est pas d’accord. «Le taux de satisfaction au travail a augmenté pendant la récession, malgré le fait que nous travaillons plus fort qu’avant. Le problème vient de la montée en puissance des travailleurs, de leur engagement dans la prise de décision et d’une culture de travail plus ouverte.»
En bref
Pour être un bon collègue :
- Bien traiter les autres et avoir de bonnes manières.
- Être à l’heure aux réunions; c’est une marque de respect.
- Éviter d’utiliser du jargon de gestionnaire, qui peut rendre les gens confus.
- Toujours penser au meilleur mode de communication : le face-à-face est souvent mieux que le courriel.
- Comprendre que le bruit peut affecter les collègues.