Soutenez

Ingénierie des TI: techno et travail d’équipe

Photo: Yves Provencher/Métro

L’École de technologie supérieure (ÉTS) est la seule institution en Amérique du Nord à offrir le baccalauréat en génie des technologies de l’information, un programme créé spécifiquement pour les diplômés de niveau collégial technique désirant se doter d’une formation universitaire.

Offert depuis 2004, il vise à former des ingénieurs aptes à concevoir et à gérer des systèmes d’information et des systèmes multimédias performants et fiables selon les principes de l’ingénierie. «L’assemblage des technologies est devenu un enjeu pour les entreprises. Ça prend des gens qui sont capables de bien analyser les besoins et l’évolution des technologies, que ce soit au niveau des applications mobiles ou des services Web», explique Pierre Gingras, coordonnateur du département de génie logiciel et des TI.

Chaque année, l’ÉTS fait la tournée des cégeps québécois pour recruter de nouveaux étudiants. «Il y a une réelle pénurie dans le domaine, il faudrait 4 ou 5 fois plus d’étudiants par année pour répondre à la demande», affirme M. Gingras.

Puisque le programme s’adresse aux techniciens, les candidats doivent être titulaires d’un diplôme d’études collégiales techniques ou l’équivalent. Soumis à des tests de mathématiques et de sciences, des cours d’appoint sont offerts aux candidats qui présentent quelques lacunes. Trois stages rémunérés sont offerts au cours de la formation, le salaire moyen de chacun tournant autour de 12000$.

À la fine pointe de la technologie, le diplôme de l’ÉTS est reconnu internationalement. Certains des diplômés de cette institution travaillent en Asie, en France et en Australie, pour des compagnies aussi reconnues qu’Amazon, Google et Microsoft, pour des salaires de plus de 250 000$ par année. «On est partout! Il y a plus de 6 milliards de téléphones intelligents sur la planète; imaginez ce que ça prend pour supporter ces réseaux, pour développer des applications, etc.» dit Pierre Gingras. Le meilleur dans tout ça, c’est que cette tendance est loin de vouloir s’essouffler!

***
Portrait de Jeremy Grayton, ingénieur junior, chef programmeur

Formation: Baccalauréat en génie des technologies de l’information, École de technologie supérieure, 2007 à 2011.
Employeur au moment de l’entrevue: Realisations.net
Dans la profession depuis: 2011

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
Poursuivre mes études à l’ETS après ma technique en computer science au Champlain College Saint-Lambert était une suite logique pour moi. Les technologies de l’information sont partout dans notre vie et ça m’intriguait d’en savoir plus.

Quelles sont les principales tâches d’un chef programmeur?
Participer au processus de sélection et de planification des projets, estimer les besoins en programmation, coordonner une équipe de programmeurs et entrer en contact avec les fournisseurs en électronique et informatique.

Quelles qualités doit posséder un chef programmeur?
Il doit être un bon communicateur afin d’être capable de bien diriger les membres de l’équipe en plus d’être logique, structuré et d’avoir la faculté de penser à toutes les étapes qui englobent la réalisation d’un projet.

Quels aspects du travail préférez-vous?
Le travail d’équipe. Il y a seulement 15 employés chez Realisations.net, on travaille dans un loft, nous sommes donc toujours en contact et l’esprit d’équipe est super.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Savoir appliquer la bonne technologie au bon moment afin de répondre aux attentes du client.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut devenir chef programmeur?
Avoir la curiosité d’explorer les nouvelles technologies… tout le temps! Les choses avancent tellement vite dans ce domaine que tu n’as pas le choix de suivre la cadence, de t’intéresser aux nouveautés. Et bien sûr, comme dans n’importe quel domaine, il ne faut pas avoir peur de foncer.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.