Une femme aux commandes des machineries lourdes
Opérer des machineries lourdes n’est pas réservé aux hommes.
Même si la parité continue à faire du chemin, certains emplois sont encore majoritairement occupés par des hommes.
Marie-Josée Asselin, 44 ans et mère de famille, a pourtant choisi de faire évoluer la tendance en occupant un poste d’opératrice de machineries lourdes pour l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie.
Et celle qui a initialement étudié en horticulture ne se destinait pas à travailler dans ce domaine. «J’ai commencé ma vie professionnelle il y a 15 ans, en jardinant pour la Ville de Montréal. Quelques années plus tard, j’ai été transférée aux travaux publics pour combler de nombreux besoins», raconte Mme Asselin.
Toujours à la recherche de nouveaux défis, elle a alors suivi différentes formations offertes par la Ville dans le but de maîtriser au mieux son nouvel environnement de travail. Atterrir dans ce milieu masculin ne lui a donc pas fait froid aux yeux.
«C’est vrai que la première fois que j’ai opéré une machinerie lourde devant mes collègues, je me suis dit que je devais faire mes preuves», avoue-t-elle. «Finalement, je ne me suis jamais sentie oppressée ou mal considérée. Les hommes nous laissent de la place et l’esprit d’équipe est fort.»
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«Face aux tâches que nous effectuons au quotidien, nous avons exactement les mêmes compétences. Les femmes peuvent peut-être apporter plus de douceur et de patience dans certaines situations, et même là, tout dépend de la personnalité de chacun», continue Mme Asselin.
Beaucoup de citoyens semblent tout de même étonnés de voir une femme prendre place à bord d’un véhicules imposant comme l’auto-niveleuse, le camion-grue, ou encore le camion benne. Et en effet, selon une étude rendue publique en juin dernier, le pourcentage de femmes qui occupent des emplois de cols bleus à Montréal stagne encore autour des 20 % depuis 10 ans.
«Je me fais souvent gratifier d’un pouce en l’air ou d’un beau sourire par les gens, surtout l’hiver pendant le déneigement! C’est vraiment agréable puisque j’adore mon métier et que je l’exerce pour me sentir utile, comme tous mes collègues d’ailleurs», conclut-elle.